La devise locale dit "Montpellier, la ville où le soleil ne se couche jamais". Un slogan qui fait mouche puisque, chaque année, la métropole languedocienne accueille de plus en plus de nouveaux arrivants. Comme la lueur d'une flamme attirerait une nuée d'insectes dans la nuit. Il y a quatorze ans, j'ai été aimantée, pour ne pas dire hypnotisée par le charme de cette cité. Le coup de foudre n'aura pas résisté au temps. Un sentiment d'insécurité grandissant s'est installé, plus vivace que celui connu dans un quartier sensible de région parisienne. Agressions, vols, vandalisme commis par la faune locale m'ont amenée à fréquenter trop souvent les commissariats et tribunaux pour que j'occulte le côté sombre de cette ville ensoleillée.

Lire ce billet de 2008 et, surtout, voir la photo pour un petit aperçu d'une scène de rue devenue banale : http://kseniakemler.canalblog.com/archives/2008/08/01/10095847.html

Un jour, j'ai pris mes valises, cartons, meubles et casseroles pour m'installer ailleurs. Le divorce entre cette ville et moi était prononcé. Sans appel. J'ai beaucoup déménagé durant mon enfance et ma vie de jeune adulte. Je n'ai jamais ressenti un tel dégoût pour un lieu jadis tant aimé.

Je prends néanmoins des nouvelles de mon ancien béguin. Je lui rends visite quelquefois, jamais bien longtemps. Ce que je lis quotidiennement dans la presse accentue le désamour. Même parée des plus beaux atours, la ville ne m'éblouit plus comme avant. C'est la nuit que les chats ne sont pas seuls à être gris, que les paillettes sont trompeuses. 

Alors, ma belle, tu peux te maquiller de mille feux étincelants. Tu brilles sous les projecteurs tout comme les facettes de faux diamants... ça fait belle lurette que je ne crois plus au Père Noël ! Tout est dans le paraître. Ce n'est que du tape-à-l'oeil. Nombreux sont et seront d'autres amoureux déçus.

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