Une tondeuse robuste et efficace
Elle est silencieuse, dotée d'une coque solide, et toujours aussi efficace au bout de 45 ans !
Quand il fait trop chaud, elle se range toute seule dans un coin à l'ombre et au frais. Elle ne s'active qu'aux heures crépusculaires.
Par contre, il est totalement déconseillé de s'en servir comme banc d'appoint car ça risque de l'étouffer.
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Mahie en serait désolée si elle l'avait dans son jardin car la "bête" tond tout, sans épargner les fleurettes dans la pelouse.
Autre inconvénient.... de taille : la bête est un peu encombrante.
Vue de face...
Vue de derrière...
Ca me fait penser à un casque militaire.
Par le hublot du coucou
C'est le premier aperçu que j'ai eu des Seychelles. Une vue de l'archipel, par le hublot d'un coucou empestant le kérozène, au petit matin.
Peu après être descendus de l'Airbus A340 pris à Dubai après avoir goûté au confort d'un gros boeing 777, nous sommes montés dans un petit avion d'Air Seychelles qui assure les liaisons entre les îles.
La traversée entre Mahé et Praslin dure 15 minutes contre 1 heure en bateau.
J'ai pris place derrière le pilote et son co-pilote, avec accès direct sur le cockpit. La climatisation est assurée, comme vous pouvez le voir par un petit ventilateur fixé en hauteur.
Pas très rassurée, j'ai concentré mon attention sur la vue à travers le hublot et j'ai pris des photos. Histoire de ne rien rater de la traversée et....de m'occuper l'esprit autrement que par la gamberge.
Vous ne verrez pas les photos du retour.... par ce même moyen de transport car c'était la nuit (encore plus angoissant). Ce que je peux seulement vous dire c'est que l'odeur d'huile mélangée à celle de carburant était encore plus présente dans la cabine. Que la valise d'un des six passagers a été imbibée de ce mélange et qu'en descendant de "l'avion miniature" j'ai glissé sur une flaque huileuse.
Il y a des fois où on est bien content d'être arrivé à destination, et où un voyage de 15 minutes parait durer une éternité.
Tout est bien qui finit bien, we're alive !
Massage balinais
L., la douceur incarnée mais quelle énergie !
Il s’agit à la fois d’un massage global avec des huiles essentielles (frangipanier, jasmin, bois de santal, vanille, ylang-ylang) qui relaxe l’ensemble du corps par de longs lissages appuyés et à la fois d’un massage localisé et précis par des pressions glissées et circulaires, des étirements, du rolling avec les poings sur chaque zone du corps de la tête aux pieds.
On est massé de façon extrêmement puissante, on n'est pas que dans la caresse. C'est très physique pour le masseur.
Le bienfait majeur est de réparer le déséquilibre entre le corps et l’âme. Le masseur stimule les différents points énergétiques, ainsi que les éléments qui constituent notre corps (eau, terre, feu). Comme pour la médecine traditionnelle et philosophie de l’Ayurveda, le massage balinais agit sur l’équilibre des flux d’énergies qui sont la cause des maladies et problèmes de santé. Le massage balinais repose sur l’idée que nous sommes habités par une constellation d’humeurs qui se transforment en circulant à travers le corps.
Il est recommandé en cas de douleurs musculaires, de mauvaise circulation sanguine et de problèmes de poids car il est drainant. L'accumulation de stress et de mauvaises énergies générent des tensions et des blocages qui ont des conséquences sur le poids. Au-delà de sa capacité à détendre et à renforcer la vitalité, le massage balinais agit efficacement sur le système digestif, les enzymes, le système nerveux, les fluides et le système hormonal.
Il dure une heure et est ponctué de trois phases.
Lors de la première phase de massage ferme, le masseur exerce de fortes pressions sur le corps, recouvert d'un linge (frictions, palper-rouler et pétrissages). Pour la deuxième phase, les étirements superficiels et profonds de la tête aux pieds sont accompagnés par un massage relaxant avec les huiles essentielles. Enfin, le massage balinais se conclut par une décontraction totale marquée par le massage du cou et de la tête.
J'ai tenté l'expérience, profitant d'une réduction de 30% sur un massage à 1200 roupies qui m'a donc coûté, après conversion, 46 euros. (Prix dérisoire à côté de ce qui se pratique en France !)
Je me suis retrouvée dans un décor asiatique et zen, comme à la maison. Bois de manguier et d'acajou, fleurs délicates, lumière tamisée.
Je suis ressortie de cette heure de massage totalement détendue, incroyablement bien dans ma peau. Je me suis endormie, c'est un de mes ronflements (horreur !) qui m'a dans un premier temps réveillée. Puis, la voix très douce de la masseuse en fin de séance : Ksenia, wake up, it's finished.
Constatant sur moi les bienfaits de ce massage, mon homme a immédiatement pris rendez-vous pour subir le même délicieux traitement. Acceptant de le faire à 8h du matin comme moi, il a bénéficié de la même réduction de tarif.
Que du bonheur, ce séjour, je vous dis !
Géopélie zébrée
Les Seychelles sont un sanctuaire pour de nombreuses espèces rares d'oiseaux, comme la pie chanteuse sur les îles de Frégate, Aride, Cousin, Cousine et Denis. A chaque île, son oiseau rare :
- à Mahé, c'est le petit duc à pattes nues (hibou des montagnes)
- sur l'île de Conception, c'est l'oiseau lunette
- l'île Cousin recèle une espèce unique au monde, la fauvette des îles.
- à Praslin, c'est le perroquet noir.
- sur la Digue, le gobe-mouches noir de paradis est connu sous le nom créole de vev (veuve)
Certains espèces sont abondantes : la tourterelle, le cardinal de Madagascar (foudi rouge), le martin triste (mainate importé d'Inde au XVIIIème siècle par l'homme pour la lutte contre les sauterelles)
Il y a également le bulbul que je vous ai déjà présenté.
Les oiseaux de mer forment la colonie la plus importante de l'archipel : puffins, fous, noddis, frégates, sternes fuligineuses, goélette, paille-en-queue.
Bird Island est un paradis pour les ornithologues et les photographes. Je n'ai malheureusement pas eu le temps d'aller visiter cette réserve naturelle. Ce qui me donne une bonne raison de retourner là-bas pour faire d'autres découvertes.
Aujourd'hui, en attendant les clichés de mainates, veuves et foudis, je vous présente la très commune géopélie zébrée.
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Un oiseau pas farouche, qui vient picorer dans votre assiette. Comme celui-ci sur l'accoudoir d'un fauteuil du bar de l'hôtel.
Ramener sa fraise....
...au dessert
Un de mes desserts préférés, tout simple, peu calorique de surcroît : des fraises accompagnées d'un filet de jus de citron, d'un peu de vanille, et de feuilles de menthe fraîche.
Ce matin, je suis allée faire mon marché chez le producteur pour les fruits, à la boucherie hallal pour la menthe.
Pour le plat principal, ce sera foie de lotte relevé de persil et d'ail. Je donnais la recette ici en 2009. Il n'est pas plus assuré qu'à cette époque d'avoir une photo du plat. Généralement, on se jette dessus avec gourmandise.
Bon app' ! Bon dimanche !
Quant à l'expression "ramener sa fraise", vous trouverez son origine et explication ICI
Un mariage aux Seychelles
Tout le monde s'affaire dans le jardin, en cuisine. Mais sans affolement, avec la tranquillité habituelle. Des rires fusent au milieu des directives en langue créole.
Il y a seulement deux témoins, le plus souvent des locaux qui travaillent à l'hôtel. Aujourd'hui, c'est Martina, la grande et malicieuse italienne de Bergame, arrivée des Maldives depuis janvier, qui apposera sa signature au bas du registre en dessous de celles des mariés.
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Un officier d'état civil de la capitale Victoria arrivera par bateau quelques minutes avant la cérémonie qui se déroulera sur la plage.
On cueille avec une perche les fleurs de frangipanier qui feront la décoration florale avec les hibiscus et les feuilles de palmier tressées.
Des pétales sont jetés épars sur le sable et balisent le chemin qui mène à la table de cérémonie, un kiosque romantique confectionné de bois flotté et de tentures immaculées.
Justin apporte le gâteau. Un autre employé porte avec précaution les deux cocktails servis dans des noix de coco.
L'officier de l'état civil dépose le registre des mariages.

La décoration des lieux est terminée. Les fleurs coupées souffrent de la chaleur, leurs pétales flétrissent déjà. Je ne supporte pas de voir la vie dépérir ainsi chez les végétaux.
Le photographe officiel et moi-même sommes postés aux premières loges. Il ne reste plus qu'à attendre le couple à marier.
Il n'y a aucune fébrilité dans cette attente. S'il y a du retard, personne ne s'impatiente, ni ne peste. J'adopte avec plaisir cette philosophie de vie. J'en profite pour photographier les intervenants, ceux qui m'en donnent l'autorisation. Je respecte le choix, la discrétion de chacun. Je n'impose rien, ne force pas. Tout reste dans la bonne humeur, avec le sourire.
Tout se déroule sans anicroche. La cérémonie a lieu au bord de l'océan. L'échange des "oui" se fait dans le bruit des vagues qui viennent lécher le sable fin et brûlant sous les pieds nus.
Les mariés sont beaux. Je leur souhaite beaucoup de bonheur.
Portraits seychellois
Le Seychellois est hospitalier, souriant, vraiment gentil. D'un naturel discret, il se lie facilement dès lors que l'on le considère en égal et qu'on engage la conversation. Il est rieur et amical, pas intéressé pour deux.... roupies. Quand il tutoie, c'est plutôt bon signe. Le "tu" signifiant à la fois amitié et égalité. Il est fier de son pays et lorsqu'on le complimente sur la beauté des îles qu'il a la chance d'habiter, il l'est davantage encore. Le Seychellois est bon enfant. Pas plus tourné sur le passé que vers l'avenir, il vit au jour le jour, prenant la vie du bon côté. C'est ce que j'avais lu dans un guide touristique avant de partir.
Au contact des seychellois, j'ai réellement apprécié cette manière de vivre avec nonchalance, loin du stress de notre quotidien. Je n'ai jamais tant vu de gens sourire et rire avec autant de facilité.
Sur leurs visages, dans leurs regards, j'ai vu le soleil rayonner. Même quand il pleut. Leur joie de vivre est communicative.
Merci à Gina. Merci à vous tous que j'ai eu la chance de rencontrer, de côtoyer durant une semaine et de photographier.
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Gina
Gina encore, qui a décrété que je ferais un bon photographe de mariage et a échaffaudé un plan d'enfer qui nous a bien fait rire.
Justin qui était tout content de sa photo. Moi aussi.
La charmante dame du restaurant qui m'a préparé, en dehors des heures de service, un copieux sandwich salade pour calmer une grosse hypoglycémie.
Le photographe professionnel rencontré lors de deux mariages. Il y a de curieuses coïncidences...Je n'ai pu m'empêcher de sourire quand j'ai vu qu'il portait une casquette estampillée "Région Languedoc Roussillon". Un cadeau de la part d'un couple français qu'il a photographié, m'a-t-il confié, amusé lui aussi.
Un bonheur limpide
Pour répondre aux commentaires et interrogations sur les motivations qui me poussent à "aller aussi loin alors qu'il y a tant à voir si près" , je le ferai d'une façon on ne peut plus limpide :
S'il m'est déjà arrivé de voir quelques alevins évoluer autour de mes pieds dans l'eau d'un ruisseau ou d'un lac - je ne parle pas d'un bac de fish-pédicure ! - il est beaucoup plus rare de barboter avec des poissons tropicaux, curieux et pas farouches. A tel point que l'on prend le risque de rentrer dans l'eau avec les appareils photos.... pas vraiment étanches et adaptés.
L'eau est d'une grande clarté. Le sable a la consistance et la couleur de la farine. Le bord de mer n'est pas surpeuplé comme une plage de La Baule ou de Biarritz en plein mois d'août.


Un platax orbicularis

Enfin, pour clore ce bref, mais clair et net, exposé de mon choix de vacances....
Je préfère me baigner en compagnie d'une tortue de mer plutôt qu'avec les innombrables tortues de Floride qui ont été abandonnées dans nos rivières et cours d'eau par d'imbéciles propriétaires.
Un goût de paradis
Je reviens des îles seychelloises avec des étoiles (de mer) dans les yeux. Le défi que je m'étais lancé a été réussi : j'ai fait du snorkeling dans l'Océan Indien et je suis prête à revivre cette fabuleuse expérience de nager au milieu des poissons tropicaux.
J'y ai vécu sept jours inoubliables avec des gens qui ne le sont pas moins. J'ai eu la chance de faire de merveilleuses rencontres.
J'ai pu vérifier que le soleil peut se trouver dans un sourire, un regard.
Contre toute attente, je n'ai rencontré aucun problème physiologique avec la chaleur ( 28° avec un ressenti de 40°) et la moiteur (taux d'humidité de 80%) ambiante. J'ai adopté le côté nonchalant de la population créole, laissant volontiers tout stress inutile au fond de mes bagages. La devise "Ne jamais faire le jour même ce qu'on peut faire le lendemain" m'a conquise.
La nature m'a encore une fois gâtée en m'offrant ce qu'elle a de plus beau. J'ai savouré chaque instant comme si je vivais le dernier. Avec autant de gourmandise que de reconnaissance.
Je suis apaisée et j'ai la peau délicieusement bronzée. Comme un caramel. Je suis riche de tous ces petits bonheurs, telles des perles enfilées les unes après les autres chaque jour, pour former un collier rare et précieux.
Les nombreux clichés que j'ai ramenés de ce voyage sont parmi les plus "inspirés", en adéquation avec ce bien-être que j'ai ressenti. C'est sans doute la raison pour laquelle j'ai eu la très nette impression de tout (ou presque) réussir.
Parce que je suis parvenue à lâcher prise, à me laisser porter. Tout comme je l'ai fait dans l'eau qui n'est pourtant pas mon élément. J'ai tout simplement écouté le conseil de mon mari "Laisse-toi flotter comme du plancton, ne te débats pas !"

Exquis exil en îles

Bonzour ! Koman ou sa va ? Mon byen, gran mersi ! *
Comme je l'écrivais le 26 janvier dernier "les plus beaux voyages commencent à Nice".... Je n'ai qu'un seul regret, c'est de ne pas pouvoir embrasser Nadya avant mon envol. Impossible de combiner ses horaires de travail avec celui de mon vol. On se verra plus tard, autour d'un verre et d'un album photos lorsque je viderai mes valises et qu'elle fera les siennes pour d'autres îles.
Même si j'aurai accès à internet avec le Wi-Fi, je ne naviguerai pas sur la blogosphère, trop bien occupée et ravie de nager dans le "bonhailleurs" (dialecte ksenian). Une véritable immersion ne pouvant se faire, d'après moi, qu'en se libérant de nos ancrages habituels. Je me laisse porter par le courant dérivant, celui de l'aventure et de la découverte.
Oplezir !*
* créole (Bonjour, comment ça va ? Moi bien, merci ! A bientôt !)
























































