Les Chroniques de la Mouche KséKsé

Entre coups de coeur et coups de sang, des petits riens de mon quotidien. Des historiettes et photos.

30 juillet 2008

Mallorca

Une destination prisée des allemands, depuis très longue date. A tel point qu'il n'est pas rare de voir, comme à Cala Ratjada par exemple, les menus des restaurants exclusivement en allemand. Fleurissent également de nombreux écriteaux "PRIVATE" aux abords du littoral que nous avons du mal à atteindre.

Le touriste français n'est pas particulièrement apprécié. Les majorquins ont de la rancœur. "Un hiver à Majorque" de George Sand leur est resté en travers du gosier. Enfin bon, comme partout ailleurs, le contenu du portefeuille des touristes est un bon agent diplomatique qui obtient une réconciliation...temporaire. Si en plus, vous faites l'effort de parler catalan...

Quelques endroits magiques à visiter (hors saison pour éviter la cohue) : Sa Calobra, Puig Major, Valldemossa, Cap Formentor, Monastère du Lluc, Palma, Els Calderers.

La montagne Puig Major et la Chartreuse de Valldemossa :

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Le piano de Chopin et la crique de Sa Calobra :

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Une fenêtre de Valldemossa et la cathédrale de Palma :

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En bateau vers Formentor :

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Un des innombrables pièges à chenilles :

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Els Calderers, une demeure majorquine :

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Fabrique de perles à Manacor et Monastère du Lluc :

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Les grottes dels Hams et palmier :

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Important : ne jamais boire l'eau du robinet ....turista assurée !

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19 juillet 2008

British Museum

Je le redécouvre à chacune de mes visites dans la capitale anglaise. Je ne m'en lasse pas.

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Ce qui est appréciable, l'entrée est gratuite (hormis pour les expositions temporaires).

Le site : http://www.britishmuseum.org/

Et...si, tout comme moi, vous raffolez de la cuisine japonaise, je vous recommande chaudement ce restaurant qui se situe à proximité du musée. Arf...rien qu'à l'évoquer, j'en salive ! Je n'ai jamais trouvé l'équivalent en France où l'on ne propose rarement plus que des sushis et sashimis, quelques tempuras. J'ai réussi cependant à déguster un shabu-shabu à Paris (15ème arr.)

L'adresse londonienne :  http://www.abeno.co.uk/eating/index.html

Posté par Ksenia K à 20:47 - La Bourlingue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juin 2008

Εγώ δεν ξέρω ακόμα το όνομά του

Lors de mon récent séjour en Crète, j'ai rencontré des gens extraordinaires. D'une simplicité, d'une gentillesse et d'une hospitalité exemplaires.

J'espère que le tourisme de masse ne viendra pas tout gâcher à la longue. Déjà que le paysage commence à être, par endroits, envahi et pollué par d'horribles blocs de bétons vendus à prix d'or par de cupides promoteurs....étrangers !

Sur le plateau de Lassithi, véritable jardin d'Eden à mes yeux, j'ai pris grand plaisir à échanger quelques mots en grec et partager un peu de temps avec les habitants. Ils se sont tous montrés d'une grande amabilité, acceptant de poser devant mon objectif sans contrepartie. J'ai recueilli, en bonus, de larges sourires, quand je leur ai montré les clichés.

crete2008_315ευχαριστώ ! Merci !

Ce berger préférait que je prenne ses moutons et son chien en photo. Au bout de deux ou trois : 

παρακαλώ ! S'il vous plaît !

Il a accepté de poser. Par contre, le chien ne se montrait pas coopératif du tout. En bon chien de troupeau, il était soucieux de la sécurité de son maître et des moutons. Il effectuait de grands cercles autour de moi, me faisant ainsi connaitre le périmètre à ne pas dépasser. Message reçu, brave toutou ! je tiens à mes mollets.

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Cette dame qui brodait en compagnie de sa petite fille, n'avait qu'une crainte. Celle de ne pas paraître assez bien coiffée pour la photo. Elle s'estompa quand je lui montrai son image sur l'écran de mon numérique. Pas le sourire qui continua d'illuminer son visage.

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Ce moine, à Arkadi, s'était assoupi à l'ombre. Un journal à la main.

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Par contre, je n'ai pas osé prendre certains clichés sans autorisation. Comme celui de cette femme, toute vêtue de noir, descendant de la montagne, un lourd sac d'oignons sur l'épaule, une fleur sauvage à la main. Comme celui de ce vieillard courbé en deux, pliant sous le poids d'un énorme ballot de fourrage. Je me suis contentée de les regarder, de les suivre des yeux le plus loin possible, de graver leur image dans mes souvenirs.

Et puis, il y a également cette serveuse française, venant de région parisienne. Installée sur la côte est de l'île depuis six ans, mariée à un crétois, maman d'une petite fille qui commence à apprendre quelques mots de français avec l'accent grec, en roulant les "r". Une jeune femme énergique qui virevolte entre les tables de ce restaurant de Elounda :

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Même en plein coup de feu à l'heure du déjeuner, elle ne se départ jamais de ce sourire que bon nombre de nos serveurs devraient afficher pour fidéliser la clientèle. De plus, elle éclaire les touristes sur les divers aspects de la vie crétoise. C'est par elle que j'ai appris, entre autres informations, que le permis de conduire n'est instauré que depuis peu.

Une grande émotion nous a envahies, l'une et l'autre, au moment de nous dire au revoir.

Si vous passez par Elounda et que que vous vous attablez à la terrasse du restaurant To Paradosiako, à côté du port, dites à cette jeune femme polyglotte, très brune, aux cheveux relevés en chignon....dites lui que je n'ai pas réussi encore à le détourner des films d'horreur mais que je le protègerai du mauvais oeil. Elle comprendra.

Pff c'est ballot ! Et dire que ....

Εγώ δεν ξέρω ακόμα το όνομά του (je ne connais même pas son nom !)

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01 juin 2008

J'l'ai fait !

Thomas, notre guide crétois parlant anglais, insiste bien sur ces recommandations et nous remet même une plaquette explicative en français : si vous souffrez de diabète, d'asthme, d'épilepsie, de troubles de la circulation sanguine, de problèmes cardiaques, de douleurs chroniques aux chevilles ou aux genoux, n'entreprenez pas la descente des gorges de Samaria, longue de 16 km ! Si vous ne vous sentez pas en forme, signalez-le avant le départ. Si vous éprouvez de la fatigue dans les 3 premiers kilomètres, n'insistez pas. Ca n'ira pas mieux plus loin et il ne sera pas possible de faire demi-tour !

Je déglutis. Une boule d'angoisse fait le yoyo entre mon estomac et ma glotte. Non seulement, je suis diabétique, mais j'ai en plus une anomalie de la coagulation du sang...un Bouveret (trouble du rythme cardiaque)...le pied gauche fragilisé par l'opération d'un cancer....le droit l'est par de multiples entorses....quant aux genoux, c'est la cata. Je sors de rééducation.

Seulement, je suis atteinte d'un trouble bien plus grave. Je suis FRAPPADINGUE ! Cette descente, je compte la faire et je la ferai. Primo, pour démontrer que le canard boiteux a de la ressource et une volonté de fer. Deuxio, pour le caractète exceptionnel de la randonnée et la beauté du site.

Et je ne me suis pas levée à 4h du matin pour renoncer maintenant ! Au moment d'entamer la longue marche, je suis prête à jurer s'il le faut que TUTTI VA BENE ! Pleine d'entrain apparent (avec une nausée persistante et en proie à une crise de panique, en réalité ).

7h du mat' ...Et c'est parti ! J'attaque la longue randonnée avec mon bâton de rando pour m'empêcher de glisser dans les cailloux....et pour soulager mes maudits genoux ! Dénivelé total de 1250 mètres. (800 m sur les 4 premiers km)

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La montagne s'élève, majestueuse, tout autour. J'en prends plein les yeux.

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Je m'arrête pour prendre des photos ....et souffler un peu. Le rythme de marche doit cependant rester soutenu, en particulier entre le kilomètre 0 et 1,5, puis entre le 8ème et le 11ème en raison du risque majeur d'éboulement. Des panneaux nous rappellent d'ailleurs à l'ordre :

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Quickly...quickly....dans la caillasse, même bien chaussé, c'est du sport ! Mes chevilles commencent à trinquer. Aïe ouille bo'del ! Oui mais...euh....oups ... y a un rocher qui vient de dégringoler à une vingtaine de mètres derrière. Hop hop hop ! A choisir... entre finir ratatinée sous la rocaille et...eh bé, je préfère serrer les dents et rester stoïque face aux douleurs articulaires. Je continue en grommelant un peu. Que suis-je donc venue faire dans cette galère ? (Je m'abstiens de vous infliger les photos où j'affiche une sacrée tronche de cake)

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Pause pipi, glouglou et miam tous les 4 kilomètres. Remplissage des gourdes à la source. Il est impératif de repartir au plus tard des aires de repos à 9h30, 11h30 et 13h30 afin de sortir des gorges avant les grosses chaleurs de l'après-midi.

Entre deux étapes (et cinq torsions de chevilles), je stoppe photographier une mère kri-kri et son petit (chèvres sauvages). Ainsi que la nature grandiose qui nous entoure. Nous longeons et enjambons parfois le lit d'un torrent où ne coule au printemps que le filet d'une rivière. Le soleil a pris de l'altitude. Il commence à faire terriblement chaud dans les gorges où nous cherchons les rares zones ombragées. La roche nous renvoie la chaleur des rayons solaires. Nous nous tartinons généreusement d'écran total et gardons les chapeaux vissés sur la tête pour éviter l'insolation.  Vers 15 heures, nous atteignons enfin les sidero portes (les "portes de fer" mesurant 3 mètres de large).

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Encore quelques centaines de mètres à parcourir pour sortir du parc naturel de Samaria et s'asseoir à la terrasse d'une taverne de Agia Roumeli où je dégusterai, affamée, une salade crétoise en sirotant un grand verre de jus d'orange bien frais.

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Ne reste plus qu'à attendre, perclus de douleurs musculaires et de courbatures, le bateau qui doit nous ramener à Sougia où nous prendrons l'autobus pour rallier Hania.

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16 km, 7 heures de marche dans la caillasse et par 30° au plus fort de la journée.

J'l'ai fait !

Posté par Ksenia K à 00:21 - La Bourlingue - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2008

Journée bien remplie

C'est pas sorcier. Suffit d'organiser le programme et de prévoir l'itinéraire. Vu ce qui s'était passé la veille...on a pris les devants et élaboré un "road book". Si, en plus, on se lève de bonne heure et on décolle avant les grosses chaleurs...ben, ça va tout de suite mieux.

Bon d'accord, sur la New Road, j'ai raté le panneau indiquant la sortie et je me suis rallongée de quelques kilomètres. La seule chose qui pouvait entamer notre moral, c'était le ciel qui semblait s'assombrir au fur et à mesure que nous approchions du lac Kournas.

Eh bien, fausse alerte. Le soleil s'est vite réinstallé, nous obligeant même à chercher l'ombre pour éviter le coup de chaleur et les suées.

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Craignant également les coups de soleil provoqués par la réverbération sur l'eau et malgré notre tartinage méticuleux d'écran total, nous avons renoncé à la balade en pédalo qui nous aurait permis d'atteindre la rive opposée et de voir les grosses tortues. Nous nous sommes contentés d'une promenade au bord de l'eau, en attendant l'heure de s'attabler et de déguster quelques spécialités culinaires du coin. Pour cela, nous avons porté notre choix sur la taverne "Le Beau Lac" recommandée dans l'un de nos guides touristiques. Nous y avons déjeuné tranquillement sur la terrasse surplombant le lac et....les oies qui quémandaient des miettes de pain en cacardant bruyamment.

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Au départ du lac....je me suis à nouveau trompée de route. J'ai dû effectuer de nombreux demi-tours dans la bourgade de Géorgioupolis, cherchant désespérément les panneaux indicateurs qui, de toute évidence, faisaient subitement défaut. J'ai réussi à me retrouver sur la Old Road (pas celle en meilleur état, bien sûr) menant à Hania.

La New Road retrouvée (par hasard et sans énervement) nous a menés jusqu'à Souda où, avant d'entreprendre la visite de la presqu'île d'Akrotiri (qui a servi de décor au film Zorba le Grec), nous nous somme rendus au cimetière militaire.

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Lorsque j'ai voulu garer mon auto sur le parking, toutes les places à l'ombre étaient occupées par des chiens roupillant sous les arbres. J'ai bien essayé de les faire partir en approchant au maximum la voiture, pensant que ça allait les faire déguerpir. Que nenni ! J'ai même pensé qu'ils étaient morts, les pauvres bêtes. En tout cas, j'ai été quitte pour me garer....en plein cagnard ! Merci les toutous.

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Quand il a fallu repartir....hum, comment ai-je fait mon compte ? ...bon, je me suis retrouvée en zone militaire interdite...euh....en pleine base de l'OTAN. Bah tant qu'à faire, hein ?! Oups fissa, demi-tour (je suis devenue une pro de cette manoeuvre) devant le planton avec fusil mitrailleur.

J'ai longé le terrain délimité par des fils barbelés et truffé de panneaux d'interdiction de photographier et de filmer ...que j'ai respectés. En conséquence, vous n'aurez pas de photos de ce lieu glauque. J'ai biffurqué vers l'aéroport de Hania pour me retrouver à...AGIA TRIADA ! Bon sang ! c'était donc là ?!

Ah non, ce n'est pas le site minoen tant recherché mais il s'agit là d'un monastère. Eh bien, à défaut d'avoir pu trouver le premier Agia Triada, visitons celui-ci ! Je dois d'ailleurs signaler que nous aurions pu être malhonnêtes et passer par la porte ouverte en côté, nous évitant de payer le droit d'entrée. Les touristes français ont suffisamment mauvaise réputation pour que nous rajoutions "voleurs" à la liste des défauts qui leur sont reprochés. On a acheté nos tickets, basta. Surtout que le prix d'entrée est vraiment dérisoire et que l'argent récolté sert à la restauration des lieux. Alors bon !

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Partis sur notre lancée (et longeant toujours la base militaire qui occupe une grande partie de la presqu'île), nous nous sommes dirigés vers le monastère voisin, celui de Gouvernétou.

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Le soir arrivant, nous avons écourté la descente par le chemin rocailleux qui menait à la grotte de Katholiko. Dommage !

Nous avons terminé la journée par une virée à Hania, flâné sur le port vénitien, en passant par la mosquée des Janissaires. Nous avons visité et photographié la cathédrale orthodoxe, puis le Bastion qui domine la ville.

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Il était temps de regagner notre hôtel. Une journée particulière nous attendait le lendemain.

A suivre....

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20 mai 2008

Dhromos Agia Triada ?

( en petit nègre grec : Route Agia Triada ?)

La journée avait bien débuté, sous un soleil magnifique, par la visite du monastère d'Arkadi. Un lieu important dans l'histoire de la Crète, tout particulièrement pendant la guerre contre les Turcs ( à ce propos, lorsque vous commandez un café, évitez de préciser "turc". Y a encore du ressentiment ).

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Les choses se sont gâtées quand il a fallu poursuivre le programme et se repérer sur les deux cartes routières. L'une achetée avant mon départ, l'autre remise par le loueur de voitures. (Toutes deux différentes. Cherchez l'erreur !) J'avais prévu de visiter ensuite Agia Triada que les guides touristiques recommandaient. Seulement voila....il y a plusieurs Agia Triada (j'ai appris, bien plus tard, que cela signifiait "Sainte Trinité" et que dans un pays où la religion est importante, ce nom est courant).

Et c'est comme ça que je me suis retrouvée, en pleine montagne, sur une route en chantier, avec des abords non sécurisés et affaissés. Et des nids de poule....comme des cratères. Si jamais je mettais une roue dedans, mon périple s'arrêtait là. Avec à la clé, des emm**des auprès du loueur de véhicules. A un moment, j'ai été tentée de faire demi-tour mais un ouvrier sur le chantier m'a fait signe de continuer tout droit.

- Road to Agia Triada ?

- Yes yes !

Oui, ben non ! Pas du tout ! Me voila encore plus haut dans la montagne, sur des routes (si on peut appeler ça ainsi) de plus en plus étroites, en lacet et défoncées. J'atterris dans un village haut perché : Harkia (si vous avez une carte...c'est...ben c'est là, quoi !)

- Papouf ! descends demander à la dame là bas, montre lui la carte ! Débrouille-toi ! Dis-lui que c'est pour la Carte au Trésor crétoise !

Ma dernière phrase ne fait pas rire ma moitié que je vois descendre en maugréant de la voiture....jadis rouge vermillon, couverte à présent d'une épaisse poussière ocre.

Je vois la femme faire des grands gestes. Mon homme revient dépité.

- Elle parle pas anglais.

- Tu lui as bien montré la carte ?

- Elle m'a fait comprendre qu'elle avait pas ses lunettes.

- Pfff ! dans un rallye, je te prendrai pas comme copilote, toi, hein ?!

Ce fut LA phrase de trop. Deuxième jour de vacances, et c'était la guerre dans un bocal rouge poussiéreux sur roues.

Comment nous sommes parvenus à Rethymnon, malgré tout ? Bah...en silence, en boudant....et en suivant la route en se disant qu'elle finirait bien par nous mener quelque part. Par chance, le plein d'essence avait été fait. Mais nous n'avons jamais trouvé Agia Triada. Du moins, pas celui qu'on cherchait car nous en avons trouvé d'autres les jours suivants.

La journée s'est donc achevée par une visite de la forteresse et des vieux quartiers de Rethymnon. Le charme des vieilles pierres que nous apprécions tant, a opéré. L'atmosphère s'est détendue. Ouf !

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A suivre...

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19 mai 2008

Kalimèra !

(Bonjour en grec)

Tout a commencé par un saut de puce en avion de Marseille à Nice, pour ravitaillement en kérosène. Pour la petite histoire (l'aventure commençait bien !), tous les passagers ont été obligés de descendre de l'appareil d'Europe Airpost, un joli boeing 737 jaune pétant, avec leurs bagages à main....

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...et de monter dans un bus, selon les exigences des autorités aéroportuaires de Nice. Comme aucune salle de transit n'était prévue, nous avons donc effectué (debout) trois fois le tour du tarmac en autocar, au ralenti....avant de réintégrer nos sièges à bord. Certains passagers avaient le coeur au bord des lèvres d'avoir tourné et viré ainsi, angoissés par un éventuel problème technique du Boeing.

Deux heures plus tard, l'atterrissage à Héraklion a été laborieux, en raison de vents violents. Je maudis encore mon voisin qui jugeait bon de faire des commentaires de ce style : "Vous entendez les bips ? ça veut dire qu'il descend trop vite. Des fois, le commandant laisse le manche au copilote pour qu'il se fasse la main. La piste est courte et tout au bord de la mer. Il a pas beaucoup de marge. Il rebondit drôlement. " Etc.

D'autres dangers m'attendaient bientôt....sur la route menant à Hania au volant de ma voiture de location. En Crète, comme en Grèce, la bande d'arrêt d'urgence....est une voie de circulation, permettant aux autres véhicules de doubler (y compris en sens inverse !) La signalisation est fantaisiste et aucunement respectée. Chez les Crétois, si le taux de mortalité par maladies cardiovasculaires est faible en raison de leurs habitudes alimentaires, il demeure très élevé par accidents de la route. Quand un automobiliste vous fait un appel de phares, c'est pour vous signaler qu'il va doubler (même avec une double ligne blanche peinte sur la chaussée et un panneau d'interdiction) ....ou que la police vous attend un peu plus loin.

Après avoir passé les vingt premiers kilomètres à rouler le plus à droite possible de la chaussée, avec le trouillomètre à zéro, et  observé la manière de conduire, j'ai fini par adopter les habitudes locales ( en espérant bien les perdre une fois rentrée en France ).

Examen de passage réussi, puisque c'est sans encombre (et tant mieux, même si j'avais souscrit une assurance tous risques, ô combien recommandée !) que j'ai rallié Agia Marina, sur la côte nord ouest de l'île.

Rien de mieux que de vous laisser regarder par vous-mêmes le site de l'hôtel réservé pour quatre jours :

http://eleftheria-hotel.com/fre.html

Après un dîner constitué d'un buffet de spécialités crétoises (mmh, j'en salive encore) et une bonne nuit de sommeil (et un réveil matinal, au chant du des coqs), l'aventure commençait !

A suivre...

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Posté par Ksenia K à 22:11 - La Bourlingue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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