Les Chroniques de la Mouche KséKsé

Entre coups de coeur et coups de sang, des petits riens de mon quotidien. Des historiettes et photos.

02 décembre 2009

Und Ich frage mich ....warum ?!

Eh oui, je me demande ... pourquoi ?!

Je ne suis peut être pas une pro du ménage, il n'empêche que j'aère mon intérieur le plus possible en ouvrant les fenêtres dès que la météo le permet. Et dans le Sud, une chose est certaine.... on peut le faire plus fréquemment qu'à Paris. Un rai de soleil et un coup d'air frais... rien de tel pour éviter les odeurs de renfermé.

Mais .... pourquoi ??!! Pourquoi le jour où j'ouvre toutes les fenêtres ... y a un pollueur dans le quartier ? Un mec qui laisse tourner le moteur de sa voiture. Bientôt les gaz d'échappement envahissent toute la maisonnée. L'air y devient irrespirable. Mes pochettes en mousseline avec micro-billes imprégnées d'huiles essentielles se révèlent totalement inefficaces dans ces cas-là ! Je suis prise d'une quinte de toux, j'ai les yeux qui piquent ...et la moutarde me monte au nez ! Je referme prestement les fenêtres en les claquant pour manifester mon mécontentement. Ca ne sert absolument à rien d'autre que de me défouler sur les pauvres encadrements. Le mec que j'aperçois en train de dormir dans sa voiture, juste sous mes fenêtres, tête renversée en arrière et bouche grande ouverte... il s'en fiche royalement de savoir que mon odorat est incommodé et mes poumons asphyxiés. Ce brave commercial, il dort pendant sa pause repas ... avec le chauffage et pour ça, il laisse le moteur diesel tourner. Que ça empeste chez moi après, c'est le cadet de ses soucis. Visiblement, l'important c'est son confort personnel pendant sa petite ronflette digestive. 

Comme j'ai un fichu caractère et que je ne me laisse pas empistrouiller, qu'est-ce que je fais ? Eh bien, je sors comme une furie avec mes pantoufles encore aux pieds, les manches relevées, le torse bombé, les poings serrés, les babines retroussées, la bave aux commissures des lèvres ... je vais toquer à sa portière. Une fois .... deux fois .... FORT .... TRES FORT.... je m'apprête à lui causer du pays...et là ... le dormeur s'éveille...

Je me demande encore pourquoi ... oui, pourquoi... on peut perdre soudain tous ses moyens. Comme ça. En une microseconde. La colère redescend aussi vite qu'elle était montée. Tout le beau discours qu'on voulait débiter ne devient qu'un cafouillis, un horrible et gênant borborygme. Je me sens subitement tarte. Encore plus quand j'entrevois mon reflet dans la vitre de la portière. Ne manquent plus que le tablier, les gants Mapa et le rouleau à pâtisserie pour compléter le tableau de la mé(na)gère.

Je reste bouche bée. On dirait une carpe sortie de l'eau au bord de l'asphyxie. Avec des yeux de merlan frit. Restons dans la comparaison... piscicole !

Crotte ! Voila que la vitre électrique descend....

- Oui ?!

- Euh ....Hééééééééé (et là je m'imagine ... avec des yeux de veau qui va à l'abattoir)

- Oui ?! Vous voulez ?!

- Y a que...euh ...c'est-à-dire...

Et là, au pied du mur... Bousculée par le ton un brin agacé... ça sort en jet...mécaniquement... en rafale de mitraillette...en apnée.

- Voila, j'habite là. Les fenêtres là juste au-dessus, vous voyez. Ca pue chez moi à cause de vos gaz d'échappement. Alors ça serait bien que vous alliez poursuivre votre sieste sur un parking plus éloigné ou que vous coupiez le moteur, s'il vous plait. Mais là, comme ça c'est pas possible. Vous polluez. Ca me gêne. Je dois pas être la seule que ça enquiquine. La seule à râler, c'est certain, mais bon faut me comprendre aussi. Vous aimeriez vous faire enfumer par un diesel et cracher vos poumons ? Nan mais j'ai pas besoin de ça. Vous voyez les boursouflures là sur mon visage ? Ce sont les marques d'allergie à un masque. Le masque d'un appareil qui me permet de respirer correctement. Parce que j'ai un problème pulmonaire. Alors si vous venez m'encrasser la tuyauterie, à quoi bon que je joue à Top Gun avec mon masque et mon respirateur ?! Que je me shoote à la cortisone ?! Mmmmh ?!

Mais pourquoi ... pourquoi ... faut-il que je sois tombée nez à nez avec une véritable gravure de mode, un mec beau à en tomber par terre ... que tu te pinces pour être sûre de ne pas rêver !!!  Pourquoi ce regard, celui de deux agates vertes pailletées d'or, me déstabilise ... me crétinise ?!

Et cette voix envoûtante qui me dit avec un sourire diablement enjoleur :

- Je suis désolé. Je ne me suis pas vraiment rendu compte que ça pouvait vous déranger. Mais je comprends, je suis moi-même asthmatique. Je ne suis pas d'ici ...Vous me conseilleriez d'aller dormir où ?

Là, comme plongée dans un rêve éveillé... J'entends une foule de petites voix intérieures qui caquettent entre mes deux oreilles. Je me retiens de ne pas répéter leurs grivoiseries.... Si j'étais célibataire et si j'avais 20 ans de moins ...

J'aurais pu aussi aiguiller sa route jusqu'à une copine qui en a ras-le-bol du célibat ...

J'ai répondu platement :

- Un peu plus loin vous avez un grand parking. Soit celui des restaurants, soit celui de la fac. Sous les arbres... vous serez bien.

Je me demande pourquoi ... je suis restée plantée là sur le trottoir à le regarder redémarrer et partir et ... à me prendre dans les naseaux une dernière grande bouffée de gaz d'échappement ! Quelle truffe !

gazechappement

    

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19 mars 2009

Au piquet !

Jeudi, jour de gueulante.

Le 29 janvier dernier, j'étais déjà grèviste. Je retourne ce jeudi manifester avec mes collègues du service public et les employés du privé. Pourquoi je fais grève ? Eh bien, en voici les principales raisons jetées en vrac dans le sac à vomi ci-après :

en_greve

Parce que ...

...nos conditions de travail se détériorent. La charge de travail augmente mais les moyens dont nous disposons, tant au niveau matériel que des effectifs humains,  sont insuffisants et ne permettent pas de remplir nos fonctions correctement. Au détriment des usagers insatisfaits des services publics. Au détriment des malades dans les hôpitaux où de graves erreurs sont commises. Notre système de santé, longtemps cité en exemple, est à présent en danger. La vie des patients aussi. Il y a de plus en plus de salariés précaires. Une révision de la grille indiciaire est nécessaire compte tenu de la baisse du pouvoir d'achat que dénoncent depuis plusieurs années des fonctionnaires smicards. Les réformes, certes nécessaires, sont décidées trop rapidement et n'importe comment par des énarques qui méconnaissent le travail quotidien effectué par le salarié sur le terrain. La fusion de certains services publics pensée pour faciliter la vie des citoyens dans leurs démarches administratives est toute autre dans la réalité et après application, que celle prévue sur le papier propret des livres blancs ministériels. Résultat : Des files d'attente de plusieurs heures au guichet unique des services fiscaux/sociaux font encore plus grincer les dents qu'avant. Le pôle emploi est englué par les difficultés et n'arrive pas à gérer les dossiers des nouveaux demandeurs d'emploi. La CAF n'arrive pas à résorber le retard pris dans les dossiers dû à un "problème informatique". Le passage à un traitement automatisé des ressources à partir des seules données fournies par les impôts a donné lieu au niveau national à de sérieux ratés. Les allocations logement n'ont pas pu être versées. Des allocataires se retrouvent aujourd'hui, à la fin de la trêve hivernale, menacés d'expulsion pour retard de paiement de loyer.  Le nombre de chômeurs est en constante augmentation. Des sociétés mettent la clé sous la porte tous les jours. Des patrons continuent de délocaliser leurs entreprises, laissant des centaines de salariés sur le pavé et agravant leur précarité. La violence devient ordinaire. Il est fréquent que les enseignants en soient les victimes de la part d'élèves et de parents. Des fonctionnaires d'autres ministères que celui de l'Education Nationale en font également les frais. Les retraités viennent grossir les rangs de la précarité. Il sont laissés pour compte. 

A côté de ça, le bouclier fiscal est maintenu. Les nantis soumis à l'ISF profiteront encore des niches fiscales....Ce ne sont évidemment pas leurs deniers qui ont permis le sauvetage des banques à coups de milliards d'euros ! Mais bien ceux des contribuables que l'on presse comme des citrons. 

Je pourrais vous énumérer encore plein d'autres bonnes raisons d'aller ouvrir son museau et de défiler entre deux banderoles revendicatives et syndicales.

A celui qui est prêt à balancer les sempiternelles piques foireuses anti-grèvistes en guise de contre-argumentation, je l'invite à vivre une journée (au choix) :

- d'un collègue qui s'est fait agresser, puis harceler et menacer de mort la semaine dernière par un individu qui a volé et cassé du matériel avant de quitter les lieux. En toute impunité. 

- d'un copain, surveillant pénitentiaire qui est confronté aux problèmes de l'univers carcéral. Nuit et jour, en alternance. Jours fériés compris. 

- de Mémé, 86 ans sans enfant, qui ne perçoit que la pension de reversion de feu son mari (500 euros). Obligée de quémander pour manger, payer ses factures et se soigner.

- d'un salarié qu'on a recruté à l'autre bout de l'Hexagone dans les rangs des chômeurs, qu'on a déraciné en lui signant un CDI mais qui, juste avant la fin de sa période d'essai, se voit remercié parce que la société va, tout compte fait,  délocaliser dans un pays de l'Est.

-  d'un employé municipal qui le soir venu va manger à la Soupe Populaire et dormir ensuite dans un foyer pour SDF. Ou dans sa voiture, quand il en possède encore une.

- d'un agent administratif, au coeur d'une zone malfamée, qui accueille dans un box fermé une centaine de personnes par jour. Dans un climat encore plus conflictuel. Sans aucune protection contre les agressions dont il a déjà été victime à plusieurs reprises. 

- de toute autre personne désabusée que la crise financière étrangle un peu plus chaque jour et à laquelle on demande d'oeuvrer pour aider à sortir son pays du marasme.

La liste est loin d'être exhaustive.

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25 janvier 2009

PIF

Alors que le célèbre magazine mensuel PIF Gadget destiné aux jeunes lecteurs (dont je fis partie il y a très longtemps) a disparu cette semaine en raison de la mise en liquidation judiciaire de sa société éditrice....

....le Parti de l'Individualisme et de la Fainéantise semble compter de plus en plus d'adhérents. Est-ce là une conséquence ou bien une cause de la crise économique actuelle ? J'ai bien ma petite idée sur le sujet. sifflote

Lasse d'être sollicitée comme beaucoup de poires (que l'on garde pour la soif ?!), je crois que je vais finir par aller grossir les rangs de ce parti.

D'ores et déjà, j'ai pris des mesures radicales en ce qui concerne la suite à donner à la question récurrente :

"Tu peux / Vous pouvez ?"

no_i_cant

Quand y en a marre...Oh bah marre !

Ps : Merci à Vaninouille de m'avoir fait connaitre Obamicon.me

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07 janvier 2009

Ca m'escagasse !

dingomania

A 13 heures, je regarde les informations du jour à la télévision. Arrive le reportage sur le début des soldes et je regarde effarée le troupeau de "consommaniaques" massé dès 8h30 derrière le rideau métallique d'une grande surface de Toulouse. Le rideau se lève à peine que cette masse de gogos s'élance vers les rayons comme dans une course contre la montre. Comme si leur vie en dépendait.

Je suis révoltée de voir que tout le monde se jette sur la pile de téléviseurs soldés à -50% qui disparait en moins de trois minutes et d'entendre les commentaires.

- Vous pensez avoir fait une bonne affaire ?

- J'ai pas regardé les prix mais je vais voir à la caisse. Mais c'est une bonne affaire. Oui ! Oui !

- Ca va entre 200 et 250 euros de réduction.

- Vous êtes heureux ?

- Ah oui, tout à fait ! Tout à fait !

Le rayon vidéo est dévalisé et les ventes de la matinée représentent le chiffre d'affaires d'un samedi.

Puis, le coup de grâce intervient avec l'interview d'un chef de rayon :

C'est surtout "on cherche à faire la bonne affaire" donc on se jette sur le produit, ensuite on réfléchit. Est-ce que c'est une bonne affaire ou pas ? Oui, je le prends ! J'en ai besoin, j'en ai pas besoin...peu importe ! je fais une bonne affaire !

(extrait du reportage M6 journal 1250 du 7 janvier 2009)

Et voila, je suis vraiment en colère là ! Tout le monde a le mot "crise" sur les lèvres et l'accommode à toutes les sauces. On s'en sert de prétexte pour ne pas payer ses factures dans les délais, pour ne pas rembourser le prêt qu'un copain a gentiment (connement !) consenti. Mais pour les soldes...là, la crise est subitement évaporée !

Tous ces margoulins qui viennent me compter sornette (et il y en a une bonne trifouillée depuis le retour des dernières grandes vacances !) parce qu'ils "ont" le larefeuille en cale sèche mais que je rencontre avec des sacs et des caddies dégueulant d'articles soldés et futiles, qu'ils continuent de bien profiter avant de s'étrangler pour de bon avec les cordons de leur bourse !

Lorsque la crise va s'intensifier (c'est pas faute de les prévenir ! mais y a pas plus sourds que les cons !) ça va vraiment chialer dans les chaumières ! Devant leur grand écran LCD/Plasma, ils boufferont des patates à l'eau mais se délecteront d'émissions comme Capital où on leur montre la vie des milliardaires.

Ne cherchez pas la crise mais l'erreur !

En tout cas, je vais encore écouter les pleurnicheries et me faire insulter au boulot (parce que je vais sermonner les "paniers percés" et profiteurs) ....tout ça au nom de la "crise".

Je vais t'en piquer une, moi, de crise ! 

Et pendant ce temps là, y a des gens qui sont vraiment dans la mouise et qui ne savent même plus à quoi ressemble un poste de télé. LCD et Plasma, ils ne savent même pas ce que ça signifie !

Dégoûtée, blasée, j'ai envie de jeter l'éponge là.

Posté par Ksenia K à 15:36 - Bon sang de bonsoir ! - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2008

Plus dingue la vie !

Papouf est ingénieur en informatique à Paris. Fin 2003, il est licencié économique. S'ensuivent dix huit mois de galère à rechercher un emploi dans un secteur qui était prospère (la période des start up) et qui connait une crise difficile. Pour mettre toutes les chances de son côté, Papouf ne lésine pas sur les moyens. Il passe des certifications en autodidacte, prend des cours de théâtre pour mieux gérer les entretiens d'embauche, envoie quantité de cv, s'inscrit au CNAM, etc.

A cette époque, je suis moi-même en pleine reconversion professionnelle. J'ai posé un congé formation pour suivre des cours au Cned de Lyon et des stages dans le secteur médico-social (florissant) à Montpellier où nous emménageons (nous y avons de la famille et des amis) . Si de mon côté, tout se passe pour le mieux du monde - je trouve un stage en 1 semaine chez un dentiste puis dans une association oeuvrant pour la réinsertion sociale et professionnelle des personnes cérébro-lésées (traumatisés crâniens après accident vasculaire ou de la route) - Papouf se heurte à un problème de taille : dans l'Hérault, qui présente un taux de chômage record, on embauche en priorité les gens "du cru". Pas les parigots qui viennent en terrain conquis, qui prennent logement et boulot aux sudistes  (sic) Bonjour l'état d'esprit de la région ! (auquel nous étions préparés fort heureusement) J'ai toujours rétorqué que si nous arrivions à nous en sortir là où d'autres échouaient, il fallait peut être s'interroger sur les réelles motivations et la volonté des uns et des autres à se bouger. Et toc !

Septembre 2005, Papouf est enfin embauché en CDI par une société....varoise ! Pour un emploi basé dans...le Vaucluse ! Pour un salaire inférieur à ses allocations Assedic ! Papouf signe son contrat, trop content de retrouver la vie active dans un secteur pour lequel il s'est toujours investi avec professionnalisme  et passion.

La société est une SSII (Société de Services en Ingénierie Informatique), une boîte qui recrute des personnes disposant de compétences pour revendre à des entreprises (clients)  leur travail à la journée (prestation). Les employés de SSII effectuant des missions sont donc régulièrement conduits à la mobilité , du fait de devoir se rendre chez un client pour lequel il faut effectuer la prestation.

Fonctionnaire, je suis prête, si besoin, à demander une mutation pour suivre Papouf. Seulement voila, pour toute demande à titre prioritaire (rapprochement d'époux dans ce cas) il faut produire un contrat de travail de plus de 3 mois. Et sur le contrat est stipulé comme adresse de travail, celle de l'entreprise (en zone franche pour raisons fiscales). Adresse varoise à laquelle Papouf ne travaille pas et ne travaillera jamais. Il bosse dans le Vaucluse ! Soit ! Mais pour une prestation chez un client signée pour...3 mois (renouvelables ou non). Impossibilité, dans ce cas, de faire valoir une mutation prioritaire autre que dans le Var (plus éloigné du Vaucluse que l'Hérault)

Je reste donc travailler à Montpellier. Papouf, avec ma voiture ou sa moto, part travailler dans le Vaucluse à ...135 km pour une durée initiale de 3 mois en attendant, lui a-t-on promis dès le début, de lui trouver une mission sur Montpellier.

Papouf, dans un premier temps, reste toute la semaine et loge dans une chambre d'hôtes (ici) ....longtemps...bien au delà de 3 mois !  Puis, il est tout content. Une nouvelle mission (très intéressante en tant que Conseil) lui est affectée. A Montpellier ? Nîmes ? ....Ooooh presque ! ....NICE ! Pour une durée...on veut même pas savoir. La première, annoncée pour 3 mois, ayant perduré...nous sommes peu optimistes.

A Nice, Papouf travaille d'arrache-pied. Nuit et jour. (je l'ai constaté de visu car je l'ai rejoint pendant une semaine ...durant laquelle je n'ai fait que le croiser et n'ai pu lui parler que pendant les dîners) Y compris le week-end, sur son portable personnel quand il rentre à la maison. J'ai l'impression que son téléphone n'arrête pas de sonner. Je le sens à cran mais il sait rester disponible et toujours aussi professionnel.

La mission se termine. Où va-t-il atterrir cette fois ? On croise les doigts....et les orteils. Hop ! Rebelote ! Le Vaucluse. Pour combien de temps ? Bah, si on avait su à l'époque...nous aurions sans aucun doute organisé notre vie autrement, à commencer par louer au mois un logement dans le Vaucluse. Voire la possibilité que je laisse mon emploi à Montpellier, que je le rejoigne et que je cherche un emploi sur place.

Janvier 2007, je subis une très grosse intervention chirurgicale dont je repoussais sans cesse la date. En raison, justement, de la situation. L'opération est risquée compte tenu de mes lourds antécédents médicaux. C'est à partir de ce moment que Papouf décide de ne plus me laisser seule, de ne rester qu'un soir de la semaine sur place. Sa société vient de lui fournir, de surcroît, un véhicule pour ses déplacements. Il était temps. Les frais de déplacement, bien que dédommagés, s'accumulent. Nous avons été contraints de changer la moto vieillissante pour une neuve. Ma voiture âgée de 9 ans commence à nous coûter cher en entretien.

Puis, Papouf finit par vouloir rentrer tous les soirs. Il en a marre des chambres d'hôtel. Des dîners en solitaire. Je soupçonne également la crainte de me laisser, dorénavant, seule. Depuis mon opération, je subis de plus en plus de crises de Bouveret ainsi que des hypoglycémies nocturnes. Je fais pourtant de mon mieux pour me retaper au plus vite (opérée un vendredi après-midi et sortie le mercredi matin suivant), je fais front à la douleur (je ne demanderai que 2 fois de la morphine). J'avance, volontaire. Pour qu'il ne se fasse pas de souci. Je reprends mon travail rapidement.

Sa décision est prise ! Il rentre tous les soirs. Je tremble de le savoir sur la route et de parcourir 270 km/jour. Il m'assure qu'il fait des pauses sur les aires de repos dès qu'il sent la fatigue. Il me confie que même souvent au cours de ces pauses, il se réveille en sursaut à cause du bruit des camions. Il se cramponne alors au volant, complètement affolé, persuadé qu'il s'est assoupi en conduisant.

A 20h30, si je ne le vois pas, je commence à paniquer, à tourner en rond, à envisager le pire, à redouter les coups de téléphone ou de sonnette à la porte. J'ai la phobie de l'accident. Je ne sais pas comment il arrive à tenir le rythme. Il trouve même le moyen de repasser deux autres certifications professionnelles en bossant pendant le peu d'heures de loisirs qui lui reste. Par chance, il ne tombe pas malade. (il a dû comptabiliser au maximum 4 jours d'arrêt maladie en 3 ans !) Comme certains de ses collègues tombés gravement malades, accusant le même ryhme d'enfer. Ne supportant plus l'éloignement familial. L'organisme criant "stop!".

Ces derniers mois, Papouf fait du covoiturage. Il se sent moins fatigué par les trajets quotidiens. Je suis moins inquiète bien que...

La dernière promesse de mission sur Montpellier n'a pas eu de suite. Nous nous y attendions. Alors Papouf, en avisant la direction de sa société, a commencé à prospecter ailleurs. Surtout lorsqu'il a appris que le remboursement des frais de déplacement était revu à la baisse, qu'il n'était pas envisageable de poser le moindre jour de congé avant 2009. Il faut savoir que Papouf n'a pris que deux  semaines de vacances cette année (1 en reliquat de 2007 en avril, 1 sur ses congés 2008 au mois de mai, c'est tout ! ). La semaine de notre déménagement, il a même été en mission à Paris (aller/retour par TGV dans la journée)

Papouf a présenté sa démission. Il a longuement réfléchi. Pesé le pour et le contre. Un emploi en CDI lui a été proposé par une autre société. A Montpellier ! Enfin ! Juste récompense de tous les efforts consentis, de tous les sacrifices faits.

Au niveau salaire, il n'est pas gagnant. Et alors ? Il gagnera en qualité de vie. C'est le plus important !

Combien auraient supporté de jouer le pion sur l'échiquier aussi longtemps sans jamais broncher, se plaindre ?

Papouf, you are my hero !

Cette histoire est celle de nombreux travailleurs qui n'ont pas d'autre alternative que de mener cette cadence infernale pour échapper au chômage qui sévit dans leur région. Il n'est pas évident quand le conjoint travaille de pouvoir envisager un déménagement qui le priverait de son emploi...nécessaire aussi pour assumer les dépenses du foyer. Je n'ose pas imaginer la situation avec des enfants scolarisés !

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31 juillet 2008

Ich habe die Nase voll !

Je commence ce billet d'humeur par une expression allemande qui, littéralement, se traduit par "J'ai le nez plein" et qui signifie "J'en ai ras le bol". Expression qui tombe à propos.

J'en ai marre de cette sinusite !

Voila une semaine que je traîne cette satanée sinusite qui me provoque des céphalées et des douleurs diffuses. J'ai d'abord commencé par penser que je souffrais d'une rage de dent. Sont venus ensuite les maux de tête, les yeux bouffis, les éternuements en salve, le nez bouché, les oreilles douloureuses et fièvre. Le toubib m'a prescrit un antibiotique auquel j'ai fait une allergie ....irritation des tendons avec menace de rupture. Chouette ! Allez hop ! Un autre antibiotique....et "Hiroshima" dans l'estomac. Là, j'attaque les aérosols dès ce soir.

Là où je fulmine le plus, c'est que cette sinusite aurait largement pu être évitée SI :

- on n'abusait pas de l'utilisation de la clim' (absolument pas écologique, de surcroît). Certains organismes, dont le mien, ont du mal réguler sans cesse les différences thermiques quand on passe du climatisé au chaud.... pour se retrouver de nouveau transformé en stalagmite avant de suer ...pour refroidir encore avant de suffoquer...etc. Il est débile de régler la clim' sur une température de 19° quand dehors il en fait 30°.

- en plus de la clim' ....y en a qui ouvrent grand les fenêtres pour faire courant d'air ! C'est soit l'un soit l'autre non ? En toute logique ?! ....Je demande, vu que je suis une femme... qui, d'après certains, n'a pas le nombre de neurones requis pour penser intelligemment. Donc...clim' ou courant d'air ? Faudrait peut être choisir ! Bon, la clim' si on sait l'utiliser correctement et raisonnablement, je n'ai rien contre. Les courants d'air, quand ils apportent avec eux des particules allergènes et la pollution (plus intense par temps lourd)...sont à éviter. Et puis, autre nuisance....celle sonore de la rue, juste en bas, qui m'agresse les esgourdes et m'empêche d'entendre correctement ce que mes interlocuteurs disent. Quand on est affecté à un poste d'accueil, c'est sympa de faire répéter les personnes, hein ?....qui n'entendent pas plus que vous, hormis le bruit distinct du tramway qui passe toutes les cinq minutes, juste à côté. Diling diling ! ...parce qu'on se trouve , en plus, à un carrefour et que le conducteur du tram doit actionner la cloche pour avertir du danger au passage ! Quand on souffre de déficience auditive et d'acouphènes, je ne vous explique pas le massacre dans la trompe d'Eustache....alors si on y rajoute une bonne vieille sinusite...!

- le ménage était correctement effectué. J'ai enlevé une sacrée couche de poussière sur le mobilier du bureau et ...découvert un paquet de loulous derrière les meubles....en plus des trombones, bracelets caoutchouc, épingles, capuchons de stylos (on bosse dur dans ce bureau, waouh !) Seulement, la femme de ménage fait ce qu'elle peut avec le temps de travail qui lui est imparti et payé pour l'ensemble des bureaux (à étages). Quand je vois la poussière grisâtre que j'ai retirée des tables et armoires...j'espère qu'elle ne recèle pas de particules d'amiante. Enfin...il paraît qu'on ne risque plus rien, vu que des dalles on été collées sur ....les anciennes qui s'effritaient et qui contenaient de l'amiante.

- mon nez ne ressemblait pas à celui d'Alain Prost...à l'intérieur, fort heureusement. Extérieurement, il n'existe qu'une légère bosse. Bon....si vous regardez attentivement ma tronche, vous verrez une fichue asymétrie quand même. Et puis, moi, je sais à quoi ressemble mon "intérieur"....c'est pas folichon ! Quand je pose mes lunettes sur une table....y a une branche qui est loin de toucher la surface. Y a même un écart...certain, traduisant le caractère...tordu de mon pif. Non mais, regardez-moi ce chantier naval nasal ! :

2008_07_30_irm_003

Gaffe à celui qui me traitera de microcéphale ! Il s'agit d'une coupe, de diou ! L'intégralité de mon cerveau n'est pas visible à ce stade ! Comment ça ?!! On le savait que j'étais pas finie ?!!! grrr !

Pour terminer ce billet qui inaugure la rubrique "bon sang de bonsoir !", je réitère donc la pensée suprême de cette journée ...de repos, tant mieux ! Chez moi, y a pas de clim', pas de courant d'air, de tram' qui fait diling diling, de poussière ...( ah ben siiii, j'ai mon lot d'acariens...vu que je suis pas née avec un balai et un torchon...mais ma colonie, je l'ai apprivoisée et je me suis acclimatée à elle) ...suspecte !

Quand y en a marre...ben y en a marre !

Si je dois supporter, en plus, quelques remarques sarcastiques pour deux jours de congé maladie...les grandes gueules, c'est comme les fenêtres....ça se ferme !

Marre du burlingue aussi !

Posté par Ksenia K à 00:10 - Bon sang de bonsoir ! - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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