01 mars 2009
Au menu.... les Froggies
C'est ma lecture détente du moment. Les aventures de Paul West, jeune cadre anglais de 27 ans, qui débarque en France. Les travers des Français sont passés à la moulinette. C'est écrit avec beaucoup d'humour. Evidemment si on est chauvin, ça peut hérisser le poil.
Je n'ai jamais caché ma préférence pour la vie à l'anglaise que j'ai expérimentée durant deux années à Londres dans les années 1980. Lorsque je suis revenue en France, j'ai souvent eu les mêmes impressions que décrit l'auteur Stephen Clarke à travers le personnage de Paul West. Les Français m'étaient devenus insupportables et j'ai maintes fois eu l'envie de repartir outre-Manche.

La suite des aventures (amoureuses) de Paul West :

24 octobre 2008
La vie sauve
"A la fin du mois d'août 2001, alors que je suis installée dans mon bureau, au premier étage de la maison d'édition où je travaille, ma vie bascule. Littéralement, elle tombe par terre."
Finie, l'assurance aveugle de durer toujours. Finis, le jeu social et ses divertissements. Fini, le confort d'une société construite par et pour ceux qui vont bien. Est-ce la fin de tout ? Non.
Car dans l'expérience extraordinairement violente qui consiste à affronter l'idée de sa propre disparition, on apprend beaucoup. Sur la force des instants. Sur le courage et la fragilité. Sur les puissances de l'amitié. Et sur notre capacité à rire. De tout.
La vie est une maladie mortelle. Mais c'est la vie.
Marie Desplechin et Lydie Violet ont écrit ce livre ensemble, pendant de longs mois, sans certitude de jamais le terminer. Ni entretien, ni témoignage, ni récit à deux voix, c'est, à force d'écoute et de partage, un livre où le "je" qui s'exprime est celui d'un seul auteur.
J'ai découvert ce livre lors de sa promotion sur un plateau de télé. Plus que le résumé du livre, c'est le visage de Lydie Violet qui m'a incitée à courir chez mon libraire dès le lendemain.
Un visage serein face à la fatalité, des pattes d'oie significatives au coin des yeux, un sourire fendu, une voix posée, incroyablement calme. Le récit d'une maladie, l'énoncé d'une fin inéluctable, proche, très proche.
Une leçon de vie comme beaucoup d'autres, et que j'ai souhaité écouter, lire pour m'en imprégner, pour en retirer le courage et la force qui transpirent. Pour mieux comprendre les cérébro-lésés avec lesquels j'ai été amenée à travailler sur Montpellier.
Un livre à offrir à la copine-cosette qui geint de ne pas avoir ce qu'elle désire (des sous, la plupart du temps) alors qu'elle possède déjà un bien précieux : la santé.
23 octobre 2008
La vacation

Le médecin Bruno Sachs se plie chaque jour au rituel de l'avortement. Table d'examen, spéculum, passoire, blouse blanche, vrombissement de l'aspirateur. Les pieds glissés dans les jambières métalliques et les cuisses écartées cachent à peine le sourire tendu de la femme qui, souvent, éprouve le besoin de justifier l'acte. Au sol, la bassine tapissée d'un sac en plastique noir attend....mais n'attend "rien qui ressemble à un bébé"
Bruno Sachs s'est fait un devoir de rédaction : accoucher sur le papier les lignes salvatrices qui donneront vie à La Vacation.
La lecture de ce roman fut difficile pour plusieurs raisons. J'ai eu beaucoup de mal à m'habituer au "tu" utilisé par l'auteur dans sa "narration". Et puis, j'ai été bouleversée dès les premières pages du livre par la description très précise de l'acte d'avortement.
En tant que femme, je milite pour que le droit à l'avortement soit respecté. Dans les années 90, j'ai assisté à la mise à sac d'un centre IVG d'un hôpital de la région parisienne par des fanatiques brandissant des poupées empalées sur des piquets, des slogans aussi assassins que les actes d'avortement qu'ils condamnaient au nom de leurs croyances religieuses. J'ai vu la détresse dans les yeux des femmes venues avorter, qui s'attendaient à être lapidées, tondues comme des collabo à la libération.
Plus tard, j'ai milité contre l'abus des avortements répétés, contre l'immaturité de certaines que j'ai appelées par la suite, en empruntant l'expression à des amis homosexuels , les "vagins ambulants". J'ai crié ma colère contre celles qui prenaient sciemment le risque de se faire engrosser (de se choper le Sida et autres MST aussi) et qui se rendaient ensuite dans un Centre IVG comme on va chez le coiffeur.
J'ai expliqué longuement les incidences des avortements répétés. Tant sur le plan physique que moral.
Si je devais refaire ce travail bénévole de prévention, je parlerai aux inconscientes de ces femmes qui avortent pour des raisons thérapeutiques, à la suite d'un viol, d'un inceste, d'une capote déchirée. Parce que leurs conjoints les ont subitement abandonnées, sans ressources, parce que leurs familles les ont rejetées. Ces femmes qui ont, un jour, eu cet "accident de parcours" douloureux et qui prient pour ne plus jamais avoir à le revivre.
Je m'insurge contre la débilité des quelques unes qui "remettent le couvert" sans avoir tiré les enseignements d'un premier avortement qui aurait pu dans certains cas, moyennant de simples précautions, être évité.
Revenons au livre.
J'ai été émue par certains passages. En voici un qui m'a particulièrement chamboulée et qui relate la présence d'un mari auprès de sa femme pendant l'avortement :
"[...]Rare qu'il la tienne vraiment, qu'il se penche sur elle, la main dans la main portée presque à sa joue, le bras autour de sa tête. Jamais vu ça. Si, une fois. Lui, la cinquantaine, elle quinze ans de moins mais des cheveux gris, comme si elle avait voulu se rapprocher de lui en quelque sorte. Lui, penché sur elle, enveloppant si proche, si tendre, si dénudé de toute pudeur parasite, si doux, seulement occupé d'elle, au début la bouche dans ses cheveux lui parlant à l'oreille, plus tard leurs visages tournés l'un vers l'autre pendant tout le temps que, leurs bouches se touchant presque se parlant l'une à l'autre comme s'ils n'avaient été qu'un, pas un gémissement pas un mouvement de sa part à elle, pas un frisson, comme si son corps à lui avait tout bu tout aspiré de la douleur du chagrin [...]"
Mis à part le style d'écriture particulier ( l'emploi du "tu", le style télégraphique parfois, les mots tailladés, les phrases amputées) j'ai aimé ce livre pour m'avoir fait découvrir l'avortement par le "bourreau", le "délivreur", le soignant, l'homme.
Le site de Martin Winckler : http://martinwinckler.com/
10 octobre 2008
Demain matin si tout va bien
Encore un livre (de 2004) que j'ai retrouvé dans mes cartons de déménagement et dans lequel je me suis replongée pour échapper à la sinistrose de ces derniers jours.
Marre de lire partout que c'est la crise. Besoin de m'évader et de m'aérer l'esprit. Flagrant délit de déni....avant la psychose :-)
Ce roman n'est certes pas d'une grande qualité littéraire. Ce qui, aux yeux des critiques, en fait donc un roman...FEMININ ! En conséquence, certain(e)s feront immédiatement l'amalgame avec les éditions H******* (rimant avec féminin) et n'avoueront jamais l'avoir lu de peur de passer pour une tache.
On (t'es con) le compare au "Journal de Bridget Jones" ....parce qu'on (toujours aussi con) aime bien tout comparer. Meme (j'ai toujours ce problème technique avec mes ^^) ce qui n'est pas comparable. Pour vendre et plaire au tout public, que ne ferait-on pas (...si con !) ?
Perso, avec mon QI de mouche, je me contente de lire sans me triturer les méninges. Au moment de me paddocker, mon choix de livre dit de chevet ne se porte pas sur l'oeuvre et la pensée de Nietzsche. Mon sommeil est déjà suffisamment perturbé comme ça.
C'est l'esprit tout aussi léger que le style d'écriture parcouru des yeux, que je m'endors. Un sourire amusé encore dessiné sur le museau. De là à me faire dire qu'il s'agit de bouquins soporifiques...Non ! Je dis que, pour ma part, ils contribuent à une meilleure qualité d'endormissement. Et contrairement à Papouf qui lit des SF et Heroic Fantasy, je ne me réveille pas le matin en racontant que j'ai passé toute la nuit à reconstruire l'univers atome par atome. Enfin bref, à chacun ses lectures et ses reves (toujours sans ^^).
Pour en revenir au livre de Cécile Krug, je dois avouer que j'ai passé de bons moments à lire cette histoire amusante de fraiche (^^) célibattante gaffeuse. Le style d'écriture et l'humour de l'auteure correspondant parfaitement à mes attentes du moment.
Extrait choisi (en raison de mon épitaphe laissé en commentaire sur le blog de Jeanne) :
"Ci-git Garance Kléberg. Je me suis éteinte comme j'ai vécu : sans prétention, sans bruit et toute seule comme une merde. Maintenant, je vais avoir l'éternité devant moi pour bouffer les pissenlits par la racine sans que personne ne vienne troubler mon repos éternel. Si l'idée vous en dit, vous pouvez me rejoindre, je vous attends à cette adresse. Prenez votre temps, je ne pense pas déménager dans l'immédiat. Ne marchez pas sur les fleurs, j'en aurai pas d'autres, et quand vous les arroserez, faites-le plutot avec de la vodka tonic. Ca fortifie les pissenlits et si je peux en récupérer une lichette, ça ne pourra plus me faire de mal. Merci. Signé : Moi"
Je repars pour d'autres lectures distrayantes....
30 septembre 2008
Un conte d'auteurs
Agréable surprise à la lecture de cette nouvelle que j'ai achetée en même temps qu'un exemplaire du magazine Elle (que, d'ordinaire, je ne feuillette jamais ailleurs que dans une salle d'attente de toubib)
Il s'agit d'une relation épistolaire entre deux écrivains. Cocasse. Distrayante.
Ils sont auteurs.
Il adore ce qu'elle écrit, mais ce n'est peut-être pas tout à fait réciproque. En commun, ils n'ont que la même maison d'édition....et un casier à lettres près du standard.
Cela débute par une lettre distribuée dans un mauvais casier. S'ensuit un échange de courrier entre Tom et Sybille, les deux auteurs....et Cristobal.
Vous pouvez encotre trouver sur la toile ce petit livre de 90 pages (en vente à 0,90 € environ)
15 juin 2008
Livre de chevet
Certains disent que c'est notre Stephen King national. Pour ma part, je pense que Franck Thilliez mérite d'être reconnu et salué pour son talent sans qu'il soit besoin de le comparer à un autre auteur, à un modèle absolu. En outre, je trouve dommage que l'on se croit toujours obligé de se référer à des critères issus de la culture américaine.
J'adore lire les ouvrages de Stephen King, Harlan Coben et de bien d'autres écrivains américains. J'apprécie moins les adaptations cinématographiques de leurs best-sellers mais ça, c'est un autre débat.
Franck Thilliez a son propre style, son univers. Il est Franck Thilliez, ingénieur en informatique, doté d'une belle plume par laquelle il fait partager sa passion pour tout ce qui touche à la police scientifique, à l'investigation. Et il y parvient. Le nombre grandissant de ses lecteurs en atteste.
Je fais partie de ses fidèles admirateurs depuis la lecture de son premier roman. J'ai dévoré tous les livres suivants. Certains me fascinant plus que d'autres.
Je vous laisse découvrir Franck Thilliez via son site : auteursdunord.com
Je pars me replonger dans "La mémoire fantôme". J'ai vraiment hâte de connaître le dénouement de ce polar passionnant qui nous éclaire, au passage, sur le fonctionnement de la mémoire.
Le résumé, ci-après, vous incitera peut-être à découvrir cet auteur, lauréat du prix des lecteurs Quais du polar 2006, prix SNCF du polar 2007 :
"Une femme à bout de souffle court sous l'orage. Dans le creux de sa main, un message gravé en lettres de sang : 'Pr de retour'. Elle pense être en février, nous sommes fin avril. Elle croit sa mère vivante, celle-ci s'est suicidée voilà trois ans dans un hôpital psychiatrique... Quatre minutes. C'est pour elle la durée approximative d'un souvenir. Après, les mots, les sons, les visages... tout disparaît. Pourquoi ces traces de corde sur ses poignets ? Que signifient ces scarifications, ces phrases inscrites dans sa chair ? Quel rapport entre cette jeune femme et les six victimes retrouvées scalpées et torturées quatre années plus tôt ? Pour Lucie Henebelle, promue lieutenant à la brigade criminelle de Lille depuis l'affaire de la 'chambre des morts', la soirée devait être tranquille. Elle deviendra vite le pire de ses cauchemars... Une lutte s'engage, qui fera resurgir ses plus profonds démons."



