Les Chroniques de la Mouche KséKsé

Entre coups de coeur et coups de sang, des petits riens de mon quotidien. Des historiettes et photos.

16 janvier 2009

Le détail

7erreurs

Depuis toute petite, j'ai un sens hyper développé du détail, de l'observation. Au jeu des 7 erreurs, je suis championne. Je trouve en un temps record les différences. Au jeu de "cherchez l'erreur", je répère sans problème les anomalies.

Si on déplace un objet (valable aussi si on fouille dans mes affaires !), je le vois immédiatement. Même de quelques centimètres. A tel point que mes proches me testent. Ils se moquent et disent que je suis atteinte du syndrome de Monk. (c'est loin d'être faux)

Il me suffit d'aller une seule fois quelque part (y compris de nuit) pour pouvoir y retourner sans consulter un plan ou demander mon chemin. Je mémorise plein de détails qui sont autant de petits cailloux semés sur mon trajet.

J'aime bien et je trouve ludique le fait de traquer le moindre détail, le plus infime "bug" visuel. J'observe tout attentivement. Cela ne peut que contribuer de surcroît au maintien de mon cerveau en bonne forme. Pas besoin du Dr Kawashima !

Papouf, quant à lui, c'est tout le contraire. Il est plutôt du genre à ne retenir que l'essentiel. Le moindre détail lui échappe. Y compris le fait de porter depuis quelques jours de nouvelles chemises que j'ai achetées dernièrement en soldes, et de ne même pas le remarquer. Tant mieux ! J'aurais eu droit aux sempiternels reproches " Mais j'en ai déjà plein de chemises ! Elles ne sont mêmes pas usées. J'en ai pas besoin !" Etc. Quoique...Ce n'est que partie remise pour le sermon car il lit ce blog alors.... sifflote  En tout cas, ce qui m'a le plus estomaquée c'est le jour où j'ai repeint les murs blancs des toilettes en orange vif et qu'il n'a ab-so-lu-ment rien remarqué. En ressortant, il n'a pas plus cillé de me voir l'attendre derrière la porte avec un sourire narquois.

En fait, je crois que les hommes se sont pas très enclins à s'attacher aux petits détails. Pas de bol pour eux, nous, les femmes, y accordons de l'importance. On remarquera tout de suite un cheveu long suspect sur la veste de monsieur par exemple....alors que monsieur ne s'apercevra même pas qu'on a coupé nos cheveux de cinq bons centimètres. C'est ainsi. Parait que c'est une histoire de martiens et de vénusiennes...

Pas plus tard qu'aujourd'hui, il y en a un qui a fait les frais de mon sens de l'observation. Il a omis un léger détail qui ne m'a pas échappé lorsqu'il s'est levé de sa chaise pour prendre congé. Détail que je me suis empressée, bien sûr, de relever.

- Ah ! Vous boîtez de l'autre jambe maintenant ?

Le pauvre type m'a regardée comme un gamin pris en faute et a prestement changé sa canne anglaise de côté. Il ne lui est même pas venu l'idée de soutenir que j'avais pu me tromper. Comme il n'a pas pensé que je prendrais le temps d'aller jeter un oeil par la fenêtre....pour le voir, au coin de la rue, coincer sa béquille sous le bras comme s'il s'agissait d'une baguette de pain....s'allumer une cigarette....et repartir d'un pas plutôt alerte pour un "estropié"....avec la béquille devenue bien encombrante....toujours sous le bras !

J'aurais dû lui dire aussi que lorsqu'on veut faire croire qu'on a une guibole et un pied en vrac, on évite de chausser des santiags. Tout comme on évite de replier les jambes et croiser les pieds sous la chaise....en battant nerveusement la mesure...celle de l'impatience.

C'est ainsi que de détail en détail, j'en viens à ce constat : Y en a qui me prennent pour une bille !

Posté par Ksenia K à 20:45 - Anecdotes - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 décembre 2008

La cousine Lafleur

cousinelafleur

Sur l'arbre généalogique de la famille et plus exactement du côté de la branche paternelle, on compte une multitude de cousins. Je n'ai jamais trop compris les liens qui nous unissaient tous. Je n'ai pas vraiment cherché non plus à y voir plus clair dans ces ramifications tordues et obscures. Toujours est-il que j'ai longtemps eu l'impression que tout le département de la Nièvre était un seul et même cousin ! A tel point qu'à l'adolescence j'ai flippé en pensant au problème de consanguinité et en me demandant si j'avais la lumière à tous les étages ! Aujourd'hui encore, les soirs de grand doute... Bref ! Une chose est sûre, c'est que je ne me suis jamais encombré l'espace "mémoire" pour enregistrer tous les prénoms de ces cousins que je n'ai rencontrés qu'occasionnellement voire jamais. Je n'ai eu bien souvent connaissance de leur existence qu'à l'occasion d'une naissance, d'un mariage. Et ...quand ils cassent leur pipe. 

DRRRRIIIING !

- J't'appelle pour te dire que le cousin Roger, il est mort.

- Qui ça ?!

- Mais voyons ! Le cousin Roger !

- Ha ! J'ne vois pas.

- Mais siiiii ! Tu l'connais ! Il était au mariage du Denis !

- Denis ?! Mais... je ne vois pas non plus.

- Rhooo mais j'te dis qu'tu connais ! Enfin bref, ses obsèques ont lieu vendredi.

- De Denis ?!

- Mais noooon de Roger ! TU L'FAIS EXPRES ??!!

Non, ces histoires me saoulent. C'est tout. Quel est l'intérêt de me téléphoner uniquement pour m'annoncer le décès d'une personne que je ne connais absolument pas ? Pour que j'envoie mes condoléances à des gens....auxquels je n'adresse pas mes voeux pour la nouvelle année ?! Je trouve incongru de porter soudainement intérêt à de parfaits inconnus sous prétexte qu'ils sont dans le chagrin. Je n'appelle pas ça de la compassion mais de la connerie pure. Ca me débecte de savoir que des proches se délectent quasiment de la rubrique nécrologique, entretiennent des relations hypocrites par moultes génuflexions sous prétexte d'un très vague et lointain lien familial (est-il seulement réel ?)

Je ne me souviens que d'une lointaine cousine, lorsque j'étais jeune enfant. La cousine Lafleur ! C'est ainsi que j'avais rebâptisé la cousine Marguerite dont je ne me souvenais jamais du prénom. Allez savoir pourquoi j'ai mémorisé Lafleur plutôt que Marguerite ?! Les mystères de la mnémotechnique.

La cousine Lafleur roulait les "r" et parlait très fort. Chaque fois que j'ai eu l'occasion de la voir, c'était pour un repas de "famille"...dominical ou pas. Le plus souvent c'est parce qu'elle devait quitter sa campagne morvandelle pour des courses en ville. Alors elle se faisait belle pour l'occasion. Elle allait chez sa coiffeuse pour une mise en plis. Elle remisait le tablier et portait la robe du dimanche avec les chaussures ...qui réveillaient les douleurs des oignons aux pieds.

Avant la fin du repas, elle piquait du nez vers son assiette, le double menton calé contre sa poitrine imposante. S'élevait alors une étrange symphonie qui me faisait sourire. Elle ronflait à table. RRRrrrooon ZzzzzzZzzzzz !

Eh bien, personne ne m'a téléphoné pour m'apprendre son décès des dizaines d'années plus tard. Dommage ! En son souvenir, j'aurais volontiers fait confectionner une couronne de marguerites et je me serais fendue d'une carte de condoléances à son mari. Mais...Comment s'appelait-il, lui ?!

Posté par Ksenia K à 11:49 - Anecdotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 décembre 2008

My taylor is...

rich iranian.

Cette histoire date de septembre 1984. J'ai mis longtemps à pouvoir la raconter. D'une part parce qu'elle traite d'un sujet grave et qui est encore d'actualité, d'autre part parce qu'il m'a été demandé de garder le silence pendant un certain temps. Et puis...parce que j'y apparais trèèèès nunuche. Parce que je redoutais aussi qu'on me prenne pour une affabulatrice. Il est vrai que si je comptabilise le reste de mes mésaventures...on pourrait me croire mytho.  Heureusement que la plupart du temps, j'ai des témoins fiables, des preuves tangibles.

Voici cette histoire extraordinaire (que vous êtes libres de croire ou non) :

Je partageais avec des iraniens un très grand appartement dans une résidence sur High Street Kensington où je travaillais. Chacun possédait une chambre. Mes trois colocataires et moi, nous partagions la cuisine, l'immense salon et les deux salles de bains et toilettes. A l'époque, je payais 40 £/ semaine (environ 450 francs de l'époque).

J'avais connu l'un de mes colocs dans une école de Chelsea où je suivais des cours pour parfaire mon anglais. Les deux autres étaient de Téhéran comme lui. Il y avait une fille magnifique, étudiante que je voyais rarement. L'autre était un homme âgé d'une cinquantaine d'années se présentant comme marchand de biens. La seule chose qui m'ait sauté aux yeux de suite, c'est que tout ce petit monde ne manquait absolument pas d'argent. 

Cette cohabitation m'imposait le respect de règles strictes et édictées d'avance :

- ne pas entreposer de viande porc dans le frigo et bien sûr, ne pas en consommer

- ne pas manger de la main gauche (impure)

- ne pas me vêtir de rouge

- ne pas faire rentrer dans l'appartement de produits américains (le jour où j'ai affiché derrière une tenture un poster de Marilyn dans ma chambre, j'ai cru que ma dernière heure était venue et que j'allais être lapidée sur le champ)

- apprendre quelques mots farsis, surtout pour les rites auxquels j'étais conviée ....d'office

- me soumettre à la danse du ventre lorsqu'il y avait des invités (iraniens bien sûr, dont le fils du marchand de biens fraichement débarqué de Téhéran et auquel on cherchait à me "fiancer")

Tout ceci, au lieu de me contrarier, m'amusait au contraire follement. Officiant dans le secteur du tourisme, je revendiquais alors mon goût pour les échanges culturels. Bon, ce qui importait aussi, c'était d'habiter à moindre frais, dans un quartier comme South Kensington, à deux pas de mon nouveau job.

Je quittais l'appartement en lâchant un "khoda hafez !" à la maisonnée. Je revenais, toujours aussi contente de ma vie londonnienne à l'iranienne, en annonçant mon arrivée par un "salaam"

Je vivais heu-reu-se, insouciante ....jusqu'au jour où !

Jusqu'au jour où mon pied tapa fortement contre la planche qui cachait le dessous de la baignoire, dans laquelle j'avais projeté de me plonger pour un moment de détente. Quand j'avais voulu replacer cette planche qui s'était inclinée sous le choc...j'avais eu une vision d'effroi.

Voulant vérifier que j'avais bien identifié ce que je redoutais, j'avais écarté la planche et là...malheur ! Planquées sous le sabot de la baignoire....des armes avec munitions.

Tremblante, j'avais remis la planche avec précaution, en essuyant ensuite mes éventuelles empreintes avec mon drap de bain. (c'est ça, de regarder les films policiers !  )

Ce jour là, j'ai quitté l'appartement en quatrième vitesse sans lancer l'habituel "khoda hafez" et j'ai foncé à la seule adresse qui m'est venue en tête : Scotland Yard ! (encore un effet secondaire des films et livres policiers )

Pour éviter des représailles, j'ai dû partir pour la France le jour même sans pouvoir récupérer toutes mes affaires. J'ai quitté Londres ainsi, après deux ans de péripéties et de merveilleuses aventures que j'y avais vécues, en tant que fille au pair au début puis salariée.

Mais pourquoi ?! Pourquoi ne m'étais-je douté de rien avant ?! C'est LA question qui m'a été la plus fréquemment posée. Vraiment pas de quoi pavoiser et se vanter d'avoir été si naïve ! Ces iraniens qui ne travaillaient pas, pleins de fric, qui me faisaient faire n'importe quoi au nom de leurs croyances et coutumes, qui m'envoyaient "en courses" chez des commerçants du quartier (pendant qu'ils fouillaient ma chambre !). Le jour où mon poster de Marilyn a été découvert, c'est celui où l'on m'avait missionnée pour aller demander à un commerçant combien il était prêt à vendre le fonds de son commerce. La discussion avait été interminable...étant donné que ledit commerçant ne voulait pas vendre !

On m'a fait comprendre par la suite que ces "missions" consistaient, entre autres, à mesurer mon degré de soumission et d'obéissance.

Et ....le summum ! Comment ai-je pu croire un seul instant qu'un ressortissant iranien puisse s'appeler M. Taylor  ?! Peut être parce que je porte moi-même un nom qui ne révèle absolument rien de mes véritables origines. Je n'ai pas cherché à connaitre le dénouement de cette histoire. A savoir si j'avais eu à faire à des terroristes (à souligner qu'il s'agissait d'armes pas d'explosifs) ou des personnes qui avaient fui le régime en place. 

Quand, cinq ans plus tard, ma mère a appris que je travaillais chez un algérien pour des chantiers de décoration d'hôtels au Qatar et à Oman....son sang n'a fait qu'un tour. Euh...j'ai quitté mon emploi illico presto et j'ai rejoint la Fonction Publique. C'est moins risqué, non ? Quoique...

Posté par Ksenia K à 00:46 - Anecdotes - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2008

Ca fait peur - 2

A quoi bon imposer un médecin référent si celui-ci ne tient pas le dossier de ses patients à jour ?

Une fois l'examen médical terminé, le généraliste s'installe derrière son bureau en face de vous, consulte son ordinateur silencieusement puis vous regarde avec un petit sourire avant de vous asséner :

- Bon, eh bien, je crois qu'on ne peut pas se tromper. Vous présentez tous les signes.

- Les signes de quoi ?

- Je ne voudrais pas vous faire de fausse joie mais vous êtes p'têt bien enceinte.

- Ah non non non pas possible.

- Y en a d'autres qui ont dit ça et...

- Oui, mais là, c'est vraiment pas possible, vous le savez bien !

- ....

- Je vous rappelle que je suis ménauposée suite à une hystérectomie (traduction  : on m'a enlevé la pouponnière) depuis plus d'un an. Vous vous souvenez ?

- Oups excusez-moi !

Moui...C'est ce qu'on peut appeler...une belle boulette, Docteur !

Indice confiance = zéro !

Posté par Ksenia K à 20:27 - Anecdotes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 septembre 2008

1 sur 1 million

Vous en faites donc pas ! Il y a 1 risque sur 1 million. Pfff ! Même 10 millions, tenez !

Combien de fois ai-je entendu ce refrain ? Devenu agaçant parce que je suis bien trop souvent tombée sur le cas cité.

Et pourquoi cette même probabilité ne s'applique-t-elle pas quand je joue au Loto ?

Euh...Ah oui, c'est vrai ! J'ai coché les 6 bons numéros...il y a ....pfiou ! ben 30 ans ! A l'époque, c'est ma mère qui allait valider toutes les semaines depuis un an  les deux grilles avant de se rendre à son travail. Je me revois devant le téléviseur en train de regarder en direct le tirage, bondir de joie, pleurer et bafouiller de bonheur. J'ai couru dans la cuisine où ma mère était affairée pour annoncer la bonne nouvelle. Je ne touchais plus terre. Mes numéros, mes 6 numéros ! Tralala youpla !

Ouais ben ...patatras ! Pourquoi ....pourquoi y a-t-il fallu que 1 matin, 1 jour, ma mère soit extrêmement en retard ...à tel point de zapper la validation des deux bulletins chez le buraliste ??!! La seule fois où j'ai coché les 6 bonnes cases.

Je suis persuadée qu'elle a culpablisé un maximum. D'autant plus, qu'à cette époque où j'étais mineure, elle aurait été la seule à pouvoir toucher le gros lot et aurait vu tous les soucis financiers liés à son récent veuvage solutionnés.

Nous nous sommes croisées très longtemps le matin sans s'adresser un seul mot avant d'aller, l'une au bureau, l'autre au lycée.

De cette expérience, j'ai tiré deux leçons : On est jamais mieux servi que par soi-même. Matin en retard, emmerdes le soir.   

La chance est passée. Elle ne sait jamais présentée de nouveau. Du moins, au Loto. Auquel, je ne joue qu'occasionnellement depuis, il est vrai aussi.

Par contre, l'embistrouille en tout genre....Alors là, parlons-en ! Y a une bouse dans un champ de plusieurs hectares, je me retrouve immanquablement les deux pieds dedans. Seul point positif, ça fait marrer et ça met de l'animation dans les soirées.

Accessoirement, ça meuble mon blog. :-)

Vous avez déjà entendu parler des serrures passe-partout ? Bah moi, je connais depuis....mon emménagement.

- Allo ?! L'agence Machin ?! Monsieur Z. ! Vous tombez bien ! C'est à vous que je souhaitais parler. Figurez-vous qu'après les soucis de fenêtre bloquée, de cave qui n'existe pas, de dégâts des eaux, de moisissures, de meuble évier à changer...enfin bref ! vous pouvez rajouter un autre truc à mes doléances.

- ..... (je l'agace, je sais ! Mais il n'ose pas feindre une erreur de manip' du téléphone et me raccrocher au nez)

- Vous n'allez pas me croire !

- On aurait jamais dû vous louer. (rire nerveux)

- Bah du moment que je paye mon loyer en temps et en heure, hein ?! Perso, la dernière découverte ne me fait pas rigoler du tout. Mais alors pas du tout, du tout, voyez-vous ?!

- Qu'est-ce qui vous arrive ?

- Expliquez-moi voir comment on peut ouvrir ma porte palière de mon nouvel appart' avec la clef qui me servait à ouvrir la porte du garage de mon ancien domicile.

- C'est un gag ????!!!

- Je ne m'appelle pas Lafesse. Et surtout, ce genre de problème pourvu que ça dure PAS ! Je ne plaisante pas.

- Mais vous êtes sûre ? Alors là, première fois que j'entends ça ! Comment vous avez vérifié ça ?

- Avant de rendre les clefs de mon ancien appart' , j'ai procédé à un échange de porte-clés. A un moment, une des clés m'a échappée des mains. Je ne savais plus si elle devait aller sur le nouveau ou l'ancien trousseau. Bah alors, je l'ai essayée dans la serrure de ma porte d'entrée. Elle fonctionnait. Pour être vraiment sûre, j'ai tenté avec les autres. Et là, stupeur ! Toutes actionnent la serrure.

- Mais...y a ....blablabla (refrain agaçant suscité)

- Je ne suis pas folle ! Expliquez-moi comment je peux me retrouver avec 6 clefs actionnant ma serrure alors qu'il est mentionné dans l'état des lieux que vous m'en avez remis 3 ? En plus, avant de vous appeler et de me faire charrier, j'ai fait des tests croisés. Je suis allée à mon ancien domicile. Les 6 clefs ouvrent aussi la porte du garage.

- Changez le cylindre ! Y en a pour 15 euros environ.

- Bah, ça c'est clair que je vais le changer ! N'importe qui des habitants de mon ancienne résidence (distante de 200 m !) peut rentrer chez moi...sans effraction ! Tous ont la clef permettant d'accéder au garage en sous-sol. Ca ne représente qu'une centaine de personnes. Trois fois rien !

- Franchement, ça n'arrive qu'à vous ! Jamais vu ça !

- Vous pouvez venir constater si vous voulez ! Il n'empêche que lorsque je repartirai d'ici, je remettrai cette serrure merdique et récupèrerai celle que je vais acheter ce soir !

Pour faire rire mes anciens voisins, j'ai relayé l'histoire (APRES AVOIR CHANGE LE CYLINDRE !). Enfin, ils ont moins ri en prenant conscience que d'autres clés pouvaient exister et donner accès à leurs véhicules parqués dans le garage. Ce qui pourrait expliquer les multiples vols que nous avons subis, sans la moindre effraction de porte.

Après renseignements pris auprès d'un serrurier, ce genre de serrure est surtout utilisée dans les entreprises. Cela permet de verrouiller plusieurs portes avec une seule et même clé. C'est une serrure passe-partout (très facile à crocheter de surcroît).

Enfin, bon, j'ai quand même pas de bol ! J'ai été la risée chez un concessionnaire de voitures ...jusqu'à ce que je démontre que ma clef électronique ouvrait d'autres véhicules de la même série. J'ai déclenché le rideau anti-agression d'un guichet de banque avec un boîtier électronique de télécommande universelle que je rapportais chez le commerçant à côté....parce qu'il ne fonctionnait pas avec ma télé ! Etc..etc.

De quoi écrire un bouquin et passer dans les émissions télé. Tiens, à ce propos ! Faudra que je vous raconte prochainement mon passage chez Delarue, du temps de la Grande Famille sur Canal. 

Posté par Ksenia K à 14:48 - Anecdotes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juillet 2008

Saint Amour

st_amour07Il y aura bientôt onze ans.... Déjà ?!

J'assistais, en tant que témoin de la mariée, au mariage de deux copains qui se déroulait dans la région nantaise. Il faisait lourd et chaud en cette fin de journée joyeuse. Nous sortions à peine de table que le soleil entamait son déclin sur l'horizon. Le ti punch (la mariée est d'origine réunionnaise) coulait à flot dans les gosiers desséchés. Les rires fusaient. Quelques couples flirtaient. La musique qui s'échappait de la puissante sono, perçait le silence de la campagne. Les plus courageux dansaient sur la piste improvisée au milieu des tables de l'hôtel restaurant.

Mon mari, avec lequel j'étais venue de Paris, s'amusait dans son coin. Un peu trop éméché à mon goût. Peu m'importait. Notre couple, après douze années de mariage bancal, n'en était plus un. Il battait sérieusement de l'aile depuis la mort de notre unique enfant. Cette douloureuse épreuve aurait pu nous rapprocher. Au contraire, le climat conjugal s’était dégradé insidieusement, sans que ni lui ni moi-même ne réagissions autrement qu’en se contentant de notre étrange cohabitation. Les engueulades et les portes claquées avaient pris place définitivement dans notre quotidien. Ca peut paraître idiot mais c’était à la suite de l’obtention du permis de conduire que je m’étais enfin décidée à passer un mois plus tôt, que le déclic s’était produit. Je me rappelle cette joie intense qui m’avait envahie lorsque l’inspecteur m’avait remis le document rose provisoire prouvant ma réussite à l’examen. J’avais l’impression de recevoir bien plus que l’autorisation de conduire, je tenais dans mes mains le passeport de la liberté, un visa pour l’indépendance. C’est à partir de ce jour là que j’avais envisagé sérieusement de divorcer.

Ne supportant plus la moiteur qui collait ma robe de mousseline à ma peau, je m'étais éclipsée prendre une douche fraîche avant les festivités de la soirée. J'étais restée longtemps sous le jet d'eau rafraîchissant, savourant le bien-être et le délassement apporté.

Lorsque j'étais revenue dans la salle du restaurant, je me sentais tellement revigorée que je m'étais laissée porter par les notes endiablées et j'avais rejoint les rares danseurs sur la piste.

J'avais levé un instant les yeux en direction de la porte des cuisines. Dans l'embrasure, se tenait un copain du marié que j'avais rencontré à quelques reprises lors de soirées. Mon regard avait croisé une fraction de seconde le sien couleur bleu piscine. L'histoire aurait pu s'arrêter là, sur un regard... un sourire échangé. Rien de plus. Je n'étais pas d'humeur à la bagatelle.

Seulement...mon coeur s'était soudainement emballé. En pleine Macarena. Des pulsations rapides, violentes tambourinaient dans mes tempes, ma poitrine. 140 ....160....180...200... Au secours !

J'avais stoppé net ma chorégraphie stupide, porté une main sur mon sternum. Cherchant à calmer ce coeur qui battait à tout rompre. J'étais allée, complètement paniquée, trouver de l'aide auprès de mon mari. En vain.

Puis, j'avais senti un bras me soutenir et m'aider à m'étendre sur un lit pendant qu'on appelait le SAMU.

Ce n'était pas la première fois qu'une telle crise de tachycardie se manifestait. Mais elle était d'une intensité inconnue jusqu'alors. Terriblement impressionnante. A la limite de la perte de connaissance. Un puissant calmant administré par le médecin était parvenu à bout de la crise. Je m'étais assoupie pour ne me réveiller que 12 heures plus tard.  (La Belle au Bois dormant ?)

C'était un 9 août, jour de la Saint Amour. Un coeur qui bat la chamade. Plus fort et plus longtemps que d'ordinaire. Un regard. Un sourire. Une main secourable. Le début d'un beau roman. Celui que j'écris depuis, chaque jour, avec Papouf....le copain du marié ...aux yeux bleu piscine.

Si ça ne s'appelle pas un coup de foudre ?! Moins romantique et plus terre à terre, ça s'appelle un Bouveret dont je subis les crises régulièrement. Ceci dit...cela ne change rien au dénouement. Je suis vraiment tombée amoureuse !

Et le 9 juin...Quatre ans plus tard...

131

Posté par Ksenia K à 00:05 - Anecdotes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juillet 2008

Vous connaissez le sketch ?

Il m'a bien amusée jusqu'au soir où ...je m'étais endormie sur le canapé, comme d'habitude, devant la télévision. Papouf, connaissant certaines de mes phobies, m'a doucement réveillée en me chuchotant à l'oreille "Ne regarde p...."  Pas le temps de finir sa phrase, qui m'a parue suspecte d'emblée. Suffisait de m'intimer l'ordre de ne pas regarder pour que, justement, je zieute, affolée, et que je vois LA bestiole volante très identifiable ! Accrochée au mur, là, en face de moi. D'un bond, je me suis retrouvée debout sur le canapé avant de déguerpir et me barricader dans la chambre en poussant des cris hystériques.

Il y en a qui parlent de légende... Non, ce n'est pas une légende ! Ces saletés s'accrochent bien à la tignasse. J'en ai fait la triste expérience lorsque j'étais enfant et que je m'étais aventurée dans le grenier chez mon arrière grand-mère....pour manger des pommes en cachette. J'ai dû déranger une de ces bestioles qui est venue s'agripper à mes cheveux. J'en garde un amer souvenir ....quant à la diarrhée que je me suis payée après, je ne sais pas si c'est la trouille la responsable...ou les pommes trop acides !

J'ai une peur panique des chauves-souris depuis. Eh bien, c'est comme pour la fumée d'une cigarette qui se dirige toujours vers le non-fumeur, le chat qui vient se frotter à celui qui est allergique à ses poils....les chauves-souris ont la sale manie de s'inviter le soir chez moi ! Où que j'habite !

Ma belle-soeur me faisait justement remarquer aujourd'hui que je devais m'attendre à la visite prochaine de mes chères amies...à ma nouvelle adresse. Brrr ! 

La première fois, Papouf a tenté d'attraper la bêbête avec un torchon pour la pousser vers la sortie. Foirade ! La bestiole est tombée dans l'imprimante de l'ordinateur !!! Ca a été tout un cirque pour l'en faire sortir. 

La deuxième fois, une chauve-souris a malencontreusement suivi un insecte jusque dans notre salon...où elle s'est retrouvée aveuglée par l'halogène. Paniquée, elle a poussé des cris stridents ...et a rameuté une copine qui a poussé les mêmes cris et...bref !  C'est ce que j'ai expliqué au pompier que j'ai appelé dare-dare, ne sachant comment stopper l'invasion. Il a cru à une plaisanterie puis, devant mon insistance, m'a conseillé de tout bêtement éteindre les lumières, de fermer les portes et de laisser la fenêtre ouverte. Vu comme ça, ça paraît simple. Encore faut-il atteindre l'halogène qui paraît éloigné à des kilomètres, rentrer dans la pièce et refermer la porte derrière soi...plus d'échappatoire ! Ensuite, rentrer la tête dans les épaules et ne pas flipper dès qu'une ombre vous frôle. Ah ouais, vu comme ça, c'est simple. Ben moi, j'ai attendu, planquée dans la chambre que Papouf s'en charge. Les chauves-souris ont eu largement le temps de visiter de long en large, à l'aveuglette, le salon, d'aller se réfugier dans les rayonnages de la bibliothèque ...en laissant des crottes sous l'effet de la peur (et pas des pommes !) 

Pensez bien que le sketch de Bigard ne me fait pas tant rire que ça. J'ai peur des chauves-souris !

chauvesouris      chauvesouris2

Posté par Ksenia K à 01:37 - Anecdotes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2008

Mon viking

aout_072THOoooR ! ODIiiiiN !

HHUUAAAH ! AAARRHHH !

vocifère un gaillard  à la longue chevelure blonde. Vêtu de peaux de bête et portant un casque à cornes sur la tête, il court en brandissant un glaive à bout de bras.

Holala ! Mon Dieu, faites qu'il ne se vautre pas ! Pourvu qu'il ne se prenne pas les pieds dans les lanières de cuir !

Je suis assise dans les gradins et j'assiste à l'une des représentations du Puy du Fou. Le gaillard en question...c'est...MON Papouf ! qui a la fâcheuse manie de se cogner dans les embrasures de portes qui ne sont jamais assez larges, de buter dans la moindre petite caillasse. Papouf....c'est...c'est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine ! Ca passe...ou ça casse !

BADABOUM BADABOUM ! FROUUT FROOUT <=== les talons qui cognent, le bout des pieds qui traîne et frotte. C'est Papouf qui marche et/ou qui court.

Le soleil tape fort dans le ciel vendéen. Mais ce n'est pas l'unique raison de mes soudaines suées.

Waaaaah ! RRRRhhhaaaa !

Il y en a UN qui prend son rôle de figurant à coeur. Qui court comme un dératé en braillant et menaçant de son arme. Aaah ça ! Il est vraiment entré dans la peau du personnage. Il est ...galvanisé ! Et moi, je suis toute ratatinée dans mon siège.

S'il se prend une gamelle et qu'il va manger la poussière....JE LE CONNAIS PAS !

Je regarde mon homme qui s'amuse comme un petit fou. On dirait un môme qui se défoule en cour de récréation. Devant...une foule immense de spectateurs. Comme si de rien n'était. Normal ! Tranquille !

Quand je pense qu'il n'ose même pas demander son chemin, d'ordinaire ! Qu'il en bafouille et qu'il en transpire ! Timide, hein ?! Mon oeil, ouais ! Je sais pas si ce sont ses récents cours de théâtre qui l'ont dégourdi mais si c'est le cas....c'est diablement efficace !

Le spectacle prend fin. Les figurants saluent sous les applaudissements. Papouf affiche une mine rougeaude mais réjouie. Je vois bien qu'il me cherche du regard parmi les spectateurs.

Lorsqu'il me rejoint plus tard dans les gradins, débarrassé de son casque à cornes, de ses peaux de bête, de son bouclier et de son épée, il est tout fier.

T'as pris des photos ????!

Bah oui, passé l'effet de surprise puis d'appréhension...j'ai armé l'appareil et je l'ai mitraillé mon viking.

C'était super ! aout_076

Voui voui, j'ai remarqué. Et pourtant, au début, il n'était pas très vaillant mon viking lorsque les figurants professionnels sont venus le chercher dans le public pour participer. Faut dire qu'avec sa carrure, ses longs cheveux blonds et son regard bleu fjord, il avait le look adéquat. Seulement, au moment où on lui a demandé :

Bonjour ! Vous n'avez pas de problèmes particuliers de santé ? Ca vous dirait de participer au spectacle ?

Il avait cherché à gagner du temps voire à se défausser :

Euh...je peux finir ma glace ?

Le front soucieux et le regard inquiet, il avait néanmoins suivi le comédien....en terminant sa glace rafraichissante.

Et voila qu'il regrettait presque que la représentation soit terminée.

Rhhaaa ! Ca gratte ! Haaan ! J'ai plein de petits boutons, regarde !

Aaah ben ça....c'est l'effet peaux de bête combiné à la poussière et à la transpiration, mon viking chéri ! C'est pas toujours facile la vie de figurant ! aout_074

Note de l'auteur : C'était en plein mois d'août 2003. Si vous y étiez...eh ben oui, le grand fada...qu'on aurait cru sorti des "Chroniques Barbares" ...c'était lui ! Mon viking !

Posté par Ksenia K à 00:02 - Anecdotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mai 2008

Le gang des postiers

C'était samedi....c'était un jour sans...comme d'autres.

Je sortais d'une zone commerciale au volant de ma voiture. La rue débouche sur un gros rond-point...toujours encombré les week end parce que les parisiens et banlieusards vont faire du shopping pour entretenir leur stress hebdomadaire...bah oui ! ils sont dans la foule toute la semaine dans le métro, à la cantine....ils retournent dans le trèfle le samedi et dimanche...m'enfin ! le pire, c'est que consciente du système....au bout de 20 ans de parisianisme...je fais comme eux.

Bref ! Je sors de cet endroit où les cartes bancaires chauffent et vous brûlent les doigts, où les vendeuses vous assurent que le pantalon qui vous boudine et vous fait ressortir le popotin ...eh bé ! il vous va comme un gant. Menteuses ! je l'achète pas votre futal. Eh oui ! C'est de sa faute à ce bout de tissu s'il ne me va pas. C'est vrai que j'ai de l'enrobage depuis peu, et alors ? Quand on est mince, y a toujours quelqu'un de bien intentionné pour vous dire "hoooooooo faudrait penser à te remplumer un peu" Le jour où vous prenez des kilos, cette même personne, toujours aimable et très serviable, vous chante d'une voix mielleuse aux oreilles "Ouch qu'est-ce t'as pris !" Et ma main dans la figure pour faire taire ton claque-merde ?! Des fois, on tombe sur une vendeuse qui débute, qui n'a pas encore le tact avec la clientèle féminine et dit tout de go que vous êtes gaulée comme une contrebasse. Je suis comme je suis et si vos vêtements ne me vont pas c'est que vous faites confectionner dans des ateliers clandestins où l'on a aucune idée qu'une telle anatomie -la mienne !- puisse exister et pis c'est tout. C'est vrai quoi ! je vais pas renoncer au chocolat parce que la taille 38 chez vous est riquiqui. D'abord, si vous incluiez du lycra dans le tissu de vos fringues...eh bé, extensible comme il est le lycra, mon tafanar je le rentrerais dans ce truc à deux jambes mal taillé.

Donc, vous l'avez compris, c'est bredouille que je quittais le centre commercial, la fièvre acheteuse ayant subitement disparu....le mari et le banquier en seront, eux, extrêmement satisfaits.

J'arrive au cédez-le-passage qui donne accès au fameux rond-point qui, comme à l'accoutumée, est bien chargé en circulation mais...celle-ci est fluide par rapport à d'habitude. Vous marquez toujours un temps d'arrêt, vous, à un cédez-le passage ? bah moi non, si je peux m'insérer dans le flot des voitures...je passe. Ok, un peu à la pirate. Façon conduite marseillaise, c'est vrai. Mais c'est ça où vous plantez le bivouac et vous vous faites klaxonner par ceux qui attendent leur tour de passage derrière. Donc....je passe. Surtout que la voie comporte en fait deux files de voitures.

La *voiture italienne* verte qui arrive, plan-plan je précise pour la suite de l'histoire, n'a qu'à emprunter l'autre file. Moi, quand j'ai appris à conduire, on m'a dit de toujours faciliter la circulation des autres, de toujours faire en sorte, si cela était possible, de permettre aux autres conducteurs d'insérer leur bagnole dans la circulation. Pas de bol ! le conducteur de la F*** n'a pas eu le même moniteur que moi. Je suis passée quand même. Le mec n'a pas eu à donner un coup de patins. Au pire, il a du freiner et rétrograder un peu plus tôt que prévu. Mais y avait pas grand danger ...à 20 à l'heure...où les voitures roulent pare-chocs contre pare-chocs quasiment.

Bref, je suis passée..."si j'aurais su, j'aurais pas dû" ...pour éviter la guerre des cons. Je suis coincée derrière les voitures qui attendent de rentrer dans le rond-point. Seulement, la F*** U** verte émet un klaxon ...italien ...un qui beugle bien pour se faire entendre. Le gus n'arrête pas de klaxonner et je le vois dans le rétroviseur gesticuler dans sa guimbarde. J'ai pas envie de me prendre la tête et je compte bien rester zen comme je l'ai été après mon shopping infructueux. J'adresse donc un sourire au mec et lui fais comprendre d'un geste de la main que je n'ai fait que forcer un peu le passage. J'ai pas l'impression d'avoir souri largement et de manière ironique. Toujours est-il que le bonhomme ne semble pas apprécier et vla t'y pas que, lorsque la file de voitures avance devant moi, la F*** me double par la droite et se met en travers de mon chemin. Vous voyez ?! un peu à l'américaine...comme dans les courses poursuites retransmises à la télé ?! eh bé là ! pareil ! Allons bon ! ça sent le plan glauque.

Effectivement, le mec qui descend comme un fou furieux de sa bagnole…il a l’air glauque. Vert de rage. Un coup d’oeil rapide que je jette à l’arrière de la F*** et sur la petite tête brune qui dépasse du siège, m’apprend que le bonhomme est papa. Un papa, c’est pas méchant normalement. Y va quand même pas me mettre la fessée devant tout le monde parce que j’ai eu le malheur de faire passer ma Cit*** S*** avant sa F***.

Je remarque également que le siège passager est vide. Aaaaaah ! La Madame elle est pas là ! Ca y est ! J’y suis ! Il s’est engueulé avec sa femme. Elle est restée à la maison faire le ménage, elle lui a dit de ne pas rester dans ses pattes à tout resalir, d’emmener le môme en ballade, voire d’aller faire les courses pour remplir le frigo. Lui, il voulait être peinard devant sa télé avec une bonne bière ou devant son ordinateur. Sa femme a contrecarré ses plans. Là, il est en rage contre toute la gent féminine. Il va se venger. Et ça tombe….sur moi. Caramba ! ….ou alors….c’est un mec divorcé qui est allé chercher son môme pour le week end chez son ex-femme….ça se tient. La voiture est immatriculée dans un autre département. Sa femme lui a encore sorti deux trois gentillesses du style « Bon tu t’en occupes de mon fils sinon je vais voir le juge et je fais sauter ton droit de visite. Et puis, faut me payer la pension alimentaire en début de mois. Si t’oublies, je porte plainte et tu vas aller en taule ! Tralalèreeeeee ! et pis, tu me ramènes MON fils dimanche avant 19 heures ! » etc etc….et là, le mec, il a aussi envie de se venger contre les mégères de bonnes femmes. Et ça va tomber ….sur moi. Aaaaaaah saprista !

Il tape à ma vitre. Euh….j’ouvre ou pas ? Allez, je suis brave, courageuse…..téméraire. J’ouvre. Mais….mais…il est pas bien de m’éclater les tympans ?! non mais ça va pas, le macho ?! « Vous allez vous garer après le rond-point et je vais appeler mes collègues pour le cédez-le-passage ! » Ses collègues ??? il joue à quoi, l’autre ? Au commissaire Moulin ? à Navarro ? Ses collègues ? mais d’où ? il porte une veste estampillée « la Poste » !? Il se fiche de moi ou quoi ?! Il parle de qui ? du gang des postiers ??!! Je vois bien ses collègues débarquer à vélo dans le rond-point et brandir un journal roulé en guise de matraque. Me garer et attendre ? pas question ! mais ça je ne vais pas lui dire.

« D’accord, je vous suis », je lui rétorque avec un sourire poli. Surtout, c’est pas le moment d’avoir un fou rire. Le bonhomme remonte dans sa voiture d’un pas alerte. Je le soupçonne de rouler des épaules dans sa veste bleue de La Poste. Il doit bicher et se sentir tout puissant.

La F***s’engage dans le rond-point. Je lui emboîte….les roues mais au lieu de suivre la direction indiquée par les gestes nerveux de mon zozo ….je tourne comme prévu pour rentrer chez moi, loin des fous, de ce fou. J’adresse un petit coucou style reine Elisabeth d’Angleterre saluant ses sujets à l’intention de mon facteur/policier/gendarme/ (rayer la mention) qui doit hurler dans sa caisse italienne. Et là, le mec doit se sentir moins puissant ! Hihihihihihi <==== rire typiquement féminin spécialement dédicacé aux phallocrates.

Après m’être assurée que le mec n’avait pas entrepris une course poursuite….on sait jamais ! des fois que je sois tombée sur LE psychopathe du quartier…. Ca n’est pas être parano que de se dire « ça n’arrive pas qu’aux autres » et les nombreuses mésaventures que j’ai vécues avant sont là pour me prouver que….dans un champ, la bouse elle est pour moi… dans une pièce, la guêpe elle est pour moi…. Bref, mes rétroviseurs n’ont pas révélé la présence d’un dangereux individu dans un bocal vert. Je suis rentrée chez moi tran-quil-le.

Il y a, quelque part, un macho qui a dû parler de moi en termes peu élogieux. Pas grave. Grand bien lui fasse ! Personnellement, j'ai choisi le parti d'en rire et d'en faire un sketch.

Note de l'auteur : Il n'y a rien de plus insupportable que de se faire incendier gratuitement par des excités.

Posté par Ksenia K à 00:06 - Anecdotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mai 2008

Terreur nocturne

C’est l’histoire d’un mari….qui rentre chez lui au petit matin, après une journée bien remplie et passée avec des copains dans un parc d'accrobranches, suivie d'une soirée festive. Alors qu'il était parti la veille avec sac de couchage et qu'il était supposé dormir sur place en ce jour de "chouille".

Sa femme est réveillée en plein rêve par des bruits suspects, métalliques. Par habitude et précaution, ses clefs sont restées dans la serrure de la porte d'entrée fermée à double tour. Ces derniers temps, il y a eu des actes de vandalisme et des cambriolages dans l'immeuble. Normalement, personne ne peut introduire une autre clef de l'autre côté de la porte et activer le pêne. Sauf que là....

Heureusement pour lui, le mari a la bonne idée de dire dans l'obscurité du couloir un "c'est moi, je suis rentré" qui lui évite de se faire éventrer par sa femme, tremblante de trouille et... armée d'un couteau à steak.

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou qui ont failli ne plus exister n'est absolument pas fortuite.

Posté par Ksenia K à 00:55 - Anecdotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »