Pour tout photographe qui pratique la macro, VDM ne signifie pas que son existence devient subitement nulle à chier. Non. Même qu'il en existe des très optimistes qui sortent appareil et objectifs quand le vent souffle à plus de 70 km/h. Eh bien, je fais partie de ceux là qui partent avec un objectif non stabilisé - et insouciance -, sans trépied. Ni paravent de fortune. En milieu découvert, sans abri. Le nez et les cheveux dans le vent déchaîné.

Dès les premières prises de vue, on s'aperçoit quand même très vite qu'aucune photo ne sera correcte. Avec une lumière fluctuante en raison de la partie de cache-cache du soleil derrière les nuages et un Vent De Malade, il est quasiment impossible de faire la mise au point et d'échapper au flou de bougé. Il ne reste plus qu'à s'amuser à essayer de faire un bouquet de jolis ratés. Du flou, du mal cadré, du grillé, du Kate Moche en studio déglingué, du "nawak m'en fous je joue". Du prétentieux. Genre "je suis plus fort que les éléments, na !"

La poubelle virtuelle se remplit au fur et à mesure que la carte mémoire se vide.

Le positif : le tri est vite fait et le disque dur ne sera pas saturé par les mégaoctets. Et puis, on peut vraiment dire que la sortie a été un bon bol d'air vivifiant.

Je vous laisse énumérer les défauts relevés. Ils viendront compléter la liste des erreurs à ne pas commettre que j'ai dressée. Ce sont les seules photos "survivantes" qui peuvent faire illusion si on n'est pas trop difficile.

20161454ksb

20161442ksb1

20161445ksb

20161511ksb

20161435ksb