Il en faut peu pour être heureux. Un petit mot, un geste, une délicate attention suffisent parfois à illuminer une journée. J'ai rencontré Fran il y a cinq ans au Kenya. Depuis, nous ne nous sommes jamais revues. Les liens sont néanmoins restés par mails interposés, rarement par téléphone mais surtout via ce blog. Fran fait partie des lecteurs silencieux. Ceux que j'appelle affectueusement mes indéfectibles. Nos échanges se font en backstage ou en direct. Je me demande si ce n'est pas là que reside la longévité des liens tissés au(x) fil(s) du temps. Après tout, on n'expose pas la soie délicate à la lumière du soleil ou à celle des néons dans une vitrine, on la réserve précieusement dans l'arrière-boutique pour la préserver. Cependant, elle mérite d'être touchée du bout des doigts et des yeux. Le temps d'un partage, dans un moment d'émotion, dans l'instant d'un sentiment.

Dernièrement, Fran s'est inspirée d'une de mes photos de criquet égyptien pour illustrer le thème de son cours de dessin "le maxi du mini". En somme, elle donne une deuxième vie à mes images qui dorment dans les archives de ce blog. L'idée me plait bien. D'autant plus lorsqu'il s'agit d'illustrer différemment mes bestioles. Je trouve que c'est une excellente complémentarité.

Le dessin est réalisé en acrylique noir et blanc sur un format raisin (50x65).

2016franksb