Dimanche soir, j'ai éteint la télévision quand un homme s'est exprimé comme à son habitude de façon... très gauche. Une personnalité limite histrionique (comme pas mal de politiques), à défaut d'être personnage historique avec un grand H, qui se voyait déjà président. Qu'il aille donc se faire voir chez les Grecs !

Lundi soir, j'ai regardé avec émotion le film "L'emprise"  traitant de la violence conjugale. J'ai tremblé, pleuré, commenté. Je me suis réfugiée dans des bras aimants. Ça peut paraître saugrenu et pourtant ça ne l'est pas tant que ça lorsqu'on a eu maille à partir avec un Dr Je-kill et Mister Aïe au quotidien... Je me suis demandée combien d'hommes, parmi les quatre millions de marcheurs pour Charlie et qui prônaient ce dimanche-là la non-violence, cognent régulièrement sur leurs femmes et enfants. Combien de personnes et témoins ferment les yeux, détournent leur chemin ? Houla, il ne faut trop compter... sur les gens qui s'en tapent !

Mardi soir, allongée mollement sur le canapé, j'ai mangé du chocolat noir en juif....ou en suisse, ça se dit aussi. En bouquinant un roman distrayant. Ayant déjà en temps normal la tête comme une usine à gaz, j'ai choisi de ne pas ouvrir la fenêtre télévisuelle. J'ai préféré retenir l'actualité qui m'a réjouie : celle d'un jeune malien musulman devenu français parce qu'il a sauvé des Juifs en les mettant au frigo (et pas au four) Cette Histoire là, elle me plaît bien. Tout comme celle de Michelle Obama qui ne s'est pas voilée la face ni les cheveux aux obsèques d'un roi arabe. 

Mercredi soir n'a pas dû être très passionnant. Ou alors, j'ai comaté grave. Je ne me souviens que de mon réveil agité le lendemain matin quand j'ai parlé à l'oreiller de mon mari croyant que c'était sa tête et qu'il n'avait pas entendu le réveil sonner. Vous me croirez si vous le voulez...Vingt quatre heures plus tard, c'est ce qui se passait réellement. La batterie du téléphone étant à plat, le réveil n'a pas fonctionné. C'est moi qui, réveillée en sursaut, ai sonné le branle-bas (il n'y a aucune connotation érotique) de combat. Ça fait bizarre ce sentiment de "déjà vécu". 

Jeudi soir, j'ai répondu à une multitude de textos qui se succédaient. C'est bon, n'en rajoutez pas ! J'ai atteint mon quota pour les six mois à venir. J'ai horreur de communiquer de cette manière. En plus, ça me fait mal aux mains de devoir répondre en utilisant un clavier tactile riquiqui. Et puis, j'aimerais bien qu'on m'appelle pour me dire que tout va bien ou mieux. Si ça continue, je vais faire ouvrir une ligne téléphonique en 08 surtaxée, un centre d'écoute du style "Psyché Psyksé". Au moins, ça me fera une activité et des revenus ! Bref, ce jeudi soir, j'ai la tête en vrac. Chagrinée par le décès d'une copine du centre de sport, contrariée à cause de mon frère, fatiguée par les douleurs persistantes. Je ne dirai pas que tout me fait chier, mais pas loin. Jour de merde, ciel de pluie où de gros hélicoptères de l'armée faisaient du rase-motte. Peut-être qu'ils allaient voir si les partisans d'un islam radical s'étaient regroupés en coopérative rurale pour élever des moutons à égorger sur le Larzac ? Pas trop tôt de s'en occuper sérieusement ! Dans attentisme, il y a le début d'attent...at.

Ce soir, à partir de 18h50 je ne suis là pour personne. J'ai un rendez-vous avec des experts qui doivent en découdre avec des espagnols. Inutile de vous préciser, je crois, quel camp je supporte.

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Demain soir, je suis invitée à déguster un couscous. Pas de boîte. Il y a longtemps que je ne vais plus danser. Oups ! il est temps que je mette un terme à ce billet. Je commence à pédaler sérieusement dans la semoule.

L'oeil de Mos..quito ? Nan, d'une curieuse demoiselle !

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