25 juillet 2009
Arnaque ou bon plan ?
Dans ma revue de presse hier... lu dans le Figaro :
"Un romancier met son logement en vente via un jeu-concours. Pour le remporter, il faut répondre à trois questions et les renvoyer le 30 septembre minuit.
La crise donne des idées aux propriétaires. Après les mésaventures du couple ardéchois, qui cherchait à vendre sa maison grâce à une tombola, Jules Ambroziak, un romancier français, a mis en vente son appartement de 80m2 via un jeu-concours avec obligation d'achat. Une subtilité qui lui permet d'échapper à la loi interdisant les loteries sur des biens immobiliers. Estimé à 425 000 euros, le logement est situé à Louveciennes, en région parisienne. Pour le romancier, qui a également le sens des affaires, c'est l'occasion de réaliser un joli doublé. Pour jouer, il faut en effet acheter pour 50 euros la version PDF de son roman «Le voisin de la rue des Ecarlates»,édité par «Le phénix du lion», la société d'édition qu'il dirige… «J'ai créé le site internet du jeu-concours mardi, lorsque j'ai lu l'histoire du couple d'Ardèche. Je savais qu'une tombola n'était pas légale. Comme j'avais la structure pour monter un jeu-concours, je me suis lancé.»
«Le plus rapide gagne»
Il faut dire que le romancier a l'habitude de ce type d'opérations. A la sortie de son livre en 2008, il offrait un peu plus de 20 000 euros au lecteur qui aurait correctement répondu à 13 questions. Un principe reproduit, cette fois, pour son appartement. Pour remporter le bien, il faut répondre à trois questions portant sur son roman. «Le gagnant de l'appartement sera le joueur justifiant de son achat du roman PDF et qui nous aura adressé le premier par mail, le 30 septembre à minuit, les trois bonnes réponses» précise le site internet du jeu-concours. Le contrôle de l'ordre d'arrivée des e-mails sera effectué par l'huissier dépositaire du règlement.» «Ici, il n'y a pas de hasard, seul le plus rapide remportera le bien», renchérit Jules Ambroziak. L'écrivain espère vendre ainsi entre 7 000 et 8 000 de ses livres en PDF. «Apparemment, les propriétaires qui voulaient vendre en Ardèche avaient déjà atteint 6 000 billets de tombola.» Tout a d'ailleurs été prévu : s'il n'atteint pas le résultat escompté, la date de fin du jeu sera repoussée. Le règlement précise même qu'il se réserve «le droit, si les circonstances l'exigent, d'écourter, de prolonger, de modifier ou d'annuler le présent concours.» Un business qui repose en somme sur la folle envie de beaucoup de Français de devenir propriétaires."
Réflexion personnelle : D'après la photo (voir le lien plus haut), il semble que les habitants de l'immeuble où se situe le bien ne soient pas très respectueux des espaces verts....Ils garent leurs voitures sur la pelouse ! La vue sur un tel "parking" ... ça enlève du cachet à l' appartement, non ? ... de toute façon, je n'ai pas 50 euros à foutre en l'air pour participer à un concours... si en plus le roman est nul à lire ! ... :-)
Et vous, ça vous tente ?
L'auteur est Jules Ambroziak (qui connait ????) :
Une pâle copie de Simenon ?
23 juillet 2009
Le dicton de la semaine
Lu aujourd'hui à la Une de :

"Plus les seins sont gros, plus le coeur est loin"
A méditer ... ou pas !
21 juillet 2009
Montagne de la Gardiole
Cliquer sur les photos pour les agrandir dans une nouvelle fenetre.
Une libellule (Probablement un sympetrum d'après Jean-Pierre Moussus)
Un bourdon
Un capricorne
Les dangers de la toile ... ou Le garde-manger d'une araignée (deux cigales prises au piège)
Butinage
On t'a vu ! On t'a vu criquet !
Partie de cache-cache entre ombre et lumière.
Une exuvie (mue) de cigale.
Gros plan sur l'exuvie.
Une femelle ephippigère - appelée aussi "porte-selle" - en train de pondre (son ovipositeur, appendice abdominal long et effilé en arrière est planté dans le sol)
On voit bien ici l'oviscapte.
Autre femelle sauterelle...
Qui pond ses oeufs dans le sol.
A bientot !
16 juillet 2009
Les Salins
Longue randonnée de 15 km au départ de Villeneuve-les-Maguelone qui permet de découvrir la faune et la flore des anciens salins dont l'exploitation a pris fin en 1968 et qui appartiennent à présent au Conservatoire du littoral. Il n'y a pas de difficulté particulière. On peut également effectuer le parcours en VTT... ou à cheval.
Le départ se fait à partir de l'église Saint Etienne.
Comme d'habitude...
Cliquer sur les photos pour les agrandir
On emprunte ensuite le ...
Voila qui devrait plaire au prof Antiblues !
Je vous laisse découvrir le reste de cette agréable randonnée à travers les photos suivantes :
Vue sur Palavas-les-Flots
C'est ballot !
A côté de chaque maset (petit mas) on trouve des chevaux.
Pas sauvages du tout. Curieux. Insolents...ils viennent hennir à vos oreilles.
Envol du soir
Nous ne sommes qu'à mi-parcours.
A défaut d'avoir pu photographier les avocettes élégantes qui tournoyaient au dessus de nos têtes..
Vue sur les anciens salins
J'aurais aimé y installer mon chevalet et peindre la toile...
Copains ! Ne vous dérangez pas pour nous...on ne fait que passer !
Un spectacle dont je ne me lasse pas...
Marqué au fer
Château et son vignoble
On a vu des lapins, des ragondins, des poules d'eau...bien plus rapides que les deux photographes...Finalement, on zoomera une mouche et une libellule !
Et pour boucler ce reportage, tout en douceur...
Alors ? Toujours pas tentés par la randonnée ? On vous emmène la prochaine fois ?
En chemin nous avons découvert deux sorties à faire avec des enfants. J'ai promis aux organisateurs de leur faire un peu de pub en échange de la gentillesse qu'ils nous ont témoignée en prenant le temps de nous présenter l'ensemble du parc, les activités. En allant chercher des dépliants pour nous les remettre. Le tout avec le sourire.
A bientôt .... pour une autre randonnée ! On tente le 20 km la prochaine fois...même pas mal aux pieds !... Hum ...presque !
Au retour de cette randonnée, lorsque j'ai transféré les photos sur pc j'ai fait une triste découverte...celle d'un "hot pixel"...le commencement de la fin de mon fidèle APN ??!! Snif !
12 juillet 2009
Ecrire ou comment noircir une page blanche...
Se relever du lit pour coucher des mots sur le papier. Noircir la page aussi blanche que la nuit quand l'insomnie est tenace. Ecrire, écrire jusqu'à l'épuisement. Ksenia K.
La lettre
Le ciel a remisé sa tenue d'apparat aux couleurs azurées et chatoyantes. Il s'est habillé d'un camaïeu de gris, reflet de son humeur du jour. Il pleure à grosses larmes l'absence de son ami le soleil qui le boude en cette matinée d'automne.
Ses pleurs se déversent sans discontinuer sur la nature et le paysage inondés par tant de chagrin. Même les arbres semblent pleurer ; le vent s’engouffre dans leurs branchages et détache inexorablement leurs feuilles mordorées qui virevoltent et tombent au sol en confectionnant un tapis brun roux. Leurs hôtes, les oiseaux, sont trop affairés à soigner leur plumage et à se protéger d’une telle ondée. Ils ont cessé d’échanger leurs sifflotements qui produisaient jusqu’alors une douce et gaie mélodie ambiante. Le ruisseau qui court devant la maison n’a plus l’apparence d’un filet d’argent. Ses eaux sont boueuses et sales. Lui aussi s’est paré de la couleur du jour. Celle de la profonde tristesse.
Elle regarde ce spectacle désolant à travers les gouttes de pluie venues s’échouer violemment sur les carreaux de la fenêtre. Derrière elle, un grand feu crépite dans la cheminée. Un fermier voisin a prédit un hiver rigoureux. Il s’est proposé de débiter quelques stères de bois de mélèzes et de sapins qui peuplent la forêt. Ce matin, constatant les premiers frimas de l’automne, elle est allée chercher quelques bûches dans la remise et les a entreposées dans l’âtre. Ces bûches, léchées par les flammes et en se consumant, dégagent à présent une puissante odeur de résine. Une agréable chaleur emplit la pièce qui sert à la fois de cuisine, de salon et de chambre. Malgré cela, elle frissonne, secouée de légers tremblements dus par ce froid intérieur qui la dévore. Il pleut averse dehors. Il en est de même dans son cœur.
Après l’instant d’euphorie causée par la nouvelle des retrouvailles entre sa fille et son père, la mélancolie l’a gagnée peu à peu. Le sommeil et l’appétit l’ont abandonnée. Son esprit est rongé par la douleur de l’absence, de la séparation, de la réclusion. Ne fait que renforcer ce mal être, le souvenir des jours autrefois heureux. Celui de deux mains entrelacées, de tendres étreintes, de baisers échangés, de la voix de son amant lui murmurant suavement à l’oreille de brûlants mots d’amour, des lettres enflammées qu’elle lui adressait jadis.
Les lettres…Et si elle lui en faisait parvenir une ultime ? In articulo mortis. Pour lui assurer tout son amour, implorer le pardon, lui dire « adieu » d’une façon à lui rendre sa liberté d’aimer une autre et nouvelle compagne.
Sans plus attendre, elle ouvre le tiroir central de la table au bois patiné par les ans. Elle en sort un parchemin vierge, l’encrier récemment rempli et l’une de ses meilleures plumes. Une qui glisse aisément sur le papier et permet la formation de gracieuses boucles, une écriture déliée sans pâtés.
Ne sachant comment entamer la rédaction de sa lettre, elle ferme un instant les yeux pour mieux se concentrer et trouver les mots adéquats. Elle rouvre soudain les yeux en hochant doucement la tête, un léger sourire aux lèvres. Elle vient de se souvenir que les plus belles lettres sont celles écrites spontanément avec le cœur. Les mots ainsi couchés sur le papier n’en sont que plus saisissants et sincères.
Sa main se met à écrire…
Ses doigts, crispés sur la plume, fourmillent d'ankylose. Son poignet droit reposant sur le parchemin est endolori par le long travail d'écriture. Voici bientôt une bonne heure qu'elle couche les mots sur le papier, assise à sa table. La page, devant elle, est noircie de phrases et l'espace jusque là vierge du bas ne permet plus de rajouter un seul mot.
Elle profite de l'obligation de prendre un nouveau parchemin dans le tiroir de la table pour marquer une courte pause. Le temps de réalimenter en bois la cheminée et de raviver le feu en tisonnant les braises. En attendant que la chaleur vienne à nouveau envahir la pièce, elle jette sur ses frêles épaules un châle qu’elle a confectionné au crochet durant ces soirées de solitude.
La lumière est faible dans la pièce malgré la lueur produite par les bûches incandescentes dans l’âtre. Elle s’empare d’un des deux bougeoirs étamés sur le manteau de la cheminée et le pose sur la table après avoir enflammé la mèche de la bougie blanche.
Le sang afflue de nouveau dans ses doigts engourdis, la douleur de son poignet s’est estompée.
Ses yeux parcourent rapidement les lignes rédigées sur la première page afin d’y corriger d’éventuelles erreurs orthographiques. La lecture de certains mots provoque l’apparition de pleurs. Une grosse larme soudainement échappée du coin de l’œil, vient mourir sur le papier. Elle y applique prestement un buvard. Quand elle le relève, elle constate que l’encre a pris, à cet endroit mouillé, une teinte délavée mais que les caractères sont, malgré tout, restés lisibles.
Elle dispose la nouvelle page devant elle, reprend la plume qu’elle avait déposée négligemment à côté de l’encrier et continue sa lettre à l’aspect testamentaire…
"Mon Amour,
L'éloignement détruit quasiment toujours les passions. Or, force est de constater que notre longue séparation n'a pas amoindri les sentiments que je nourris à ton égard. Bien au contraire, mon amour s'est renforcé au fil du temps. Il a la violence d'un gigantesque brasier, d'une éruption volcanique, la puissance d'un torrent, d'une bourrasque. Rien, ni personne ne peut s'y opposer. Il se conjugue à l'imparfait, au présent, au futur. Le temps n'a pas de prise sur lui. Il ne s'est pas écoulé un seul jour sans que le souvenir de nos instants de bonheur partagés ne me vienne à l'esprit. Ton visage est ancré dans ma mémoire, si bien que, chaque matin, c'est la première chose que je visualise mentalement à mon réveil. Une façon bien agréable de commencer la journée malgré ton absence physique à mes côtés.
Tu vois, je ne t'ai pas oublié et je n'ai jamais cessé de t'aimer. J'ai dû, à un moment de notre histoire passionnelle, faire un choix extrêmement difficile. Celui de sacrifier ma vie de femme amoureuse au profit de celle de mère protectrice. En conséquence, je n'ai pas pu tenir la promesse que je t'avais faite. Celle de combattre à tes côtés nos farouches ennemis qui s'opposaient à notre bonheur. Je me sens coupable de t'avoir laissé seul face à eux et je comprends que tu puisses m'en tenir encore rigueur. J'avais, néanmoins, une tâche délicate à accomplir, celle d'élever et de protéger du mieux possible notre fille. Si ma présence t'a fait défaut pour affronter nos détracteurs, sache que la tienne a manqué à ta fille tout autant qu'à moi durant ces longues années. A quoi bon nous reprocher, sans arrêt, nos erreurs respectives ? Pourquoi ne pas tout bêtement tirer un trait sur cet épisode douloureux et se pardonner mutuellement ? Laisser subsister ce différend entre nous, c’est donner la victoire à ceux qui voulaient à tout prix nous voir séparés. Efface la rancune qui te reste et accorde-moi ton pardon ! Nous aurons ainsi gagné la bataille, non par les armes mais par la force de ce lien indestructible entre nous, mélange subtil de complicité, de désir ardent, d’infinie tendresse : l’Amour ! N’est-ce pas un dernier joli pied de nez adressé à ces esprits étriqués, ces moralisateurs de pacotille qui nous condamnaient à mort ? En êtres belliqueux, ils n’ont su qu’employer leurs redoutables armes. En êtres amoureux, nous avons répliqué avec la force et la sagesse du cœur. Quel plus beau triomphe espérer que cela ?
Quel plus beau cadeau offrir à notre merveilleuse fille dont tu viens de faire, enfin, la connaissance ? Doit-on lui laisser porter le lourd fardeau de la culpabilité ? Elle peut, en effet, croire que sa naissance est la source de notre différend. Certes, son existence a bouleversé le cours des choses mais elle est, avant tout, la concrétisation de notre amour. Elle n’est en rien responsable des évènements qui ont suivi sa venue au monde. Ceux-ci résultent des décisions que j’ai prises sans te consulter. Je vous en demande pardon à tous les deux.
J’ai guidé les premiers pas de notre fille dans sa vie d’enfant, tu vas guider, à présent, ses pas dans sa vie d’adulte. Elle me posait une kyrielle de questions te concernant. Suite à vos retrouvailles, vous aurez tout le loisir de faire amplement connaissance l’un de l’autre et tu pourras répondre à toutes ses interrogations. Je suis heureuse et rassurée de la savoir en ta compagnie. Il ne me plaisait guère de l’imaginer seule dans des contrées lointaines, même en sachant que ce nouveau monde, où je l’avais exilée, était un pays paisible. J’ai, à plusieurs reprises, envisagé de m’y installer afin d’être auprès d'elle. A grand regret, je n’ai jamais réalisé ce rêve. Les saisons et les années ont passé, je n’ai ni la force ni le courage d’entreprendre un tel voyage. Je me sens trop affaiblie pour entamer une nouvelle vie. Est-ce la conséquence d’une vie tumultueuse, des embûches qui ont jalonné mon parcours, des tracas qu’il a fallu affronter durant ces dernières années ? Toujours est-il que j’ai vieilli bien avant l’âge et que j’ai vu mes forces disparaître précocement. La vie semble quitter mon corps chaque jour davantage et je sens sa fin toute proche.
Vient alors l’heure de faire le bilan de sa propre existence peuplée de joies et de déceptions. Curieusement, à cet instant, on occulte le bon et on se focalise sur le mauvais. Sur les projets avortés, sur les espoirs déçus, les échecs. On cherche le pourquoi, le comment. On prend ses dernières dispositions. On affiche ses dernières volontés.
Ma vie a été extrêmement riche en évènements. J’ai connu le bonheur d’être aimée et choyée, d’être mère. Voilà pour moi, l’essentiel ! Il me reste un seul regret, celui de ne pas avoir mené à bien le projet qui me tenait tant à coeur mais je nourris l’espoir que notre fille saura accomplir ce dont je n’ai pas été capable. Bien entendu, je ne le lui imposerai pas mais je pense sincèrement qu’elle a les dispositions et les qualités requises pour y parvenir. Ce choix lui appartient. Je veux avant tout son épanouissement et son bonheur. Bientôt, si ce n’est déjà fait, elle fera tourner la tête de la gent masculine, parmi laquelle elle trouvera, je l’espère, un tendre et dévoué compagnon. Je lui souhaite de connaître l’amour tel que je l’ai découvert et vécu auprès de toi. Il n’y en a pas de plus beau et de plus fort.
Nous ne nous reverrons jamais, mon Amour. Et pourtant, nous serons toujours l’un à côté de l’autre. Chacun de nous deux restera, à jamais, ancré dans le cœur et l’esprit de l’autre. C’est indubitable.
Néanmoins, je n’ai pas le droit de demander l’exclusivité de tes pensées et de tes sentiments. Garde-moi juste une petite place dans ta mémoire ! Laisse les élans de ton cœur dicter ta conduite et les charmes féminins te séduire ! Je fais partie de ton passé, de ton présent. Une autre compagne fera partie de ton futur. Avec elle, je te souhaite une vie agréable et heureuse.
Ma vie s’arrête là, la tienne ne fait que recommencer sous d’autres cieux.
Prends soin de notre fille.
Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai…ad vitam aeternam
Ton petit cygne."
Elle vient de terminer sa longue lettre, replace l'encrier et la plume dans le tiroir. Avant de rouler les deux parchemins, elle s'empare du flacon de cristal posé à un des angles de la table. Elle soulève le cabochon bleu qui sert de bouchon. Une odeur de musc, de fleurs sauvages, de gingembre s'échappe du flacon ouvert. Puis, elle dépose, comme à son accoutumée, quelques gouttes de son parfum sur la lettre. Elle passe un bâton de cire rouge dans la flamme de la bougie. Elle applique sur le rouleau formé par les deux parchemins, l'extrémité du bâtonnet. La cire liquéfiée se dépose sur le papier. Elle pose le sceau sur la tache rouge et appuie fermement pour que puisse apparaître une tête de dragon ornée de ses initiales S.B.
Elle entend frapper à la porte. Elle se lève de sa chaise en lissant les plis de sa robe et, machinalement, se passe une main dans la chevelure comme pour s'assurer de la bonne tenue de sa coiffure. Elle accueille avec le sourire et moultes embrassades l'un de ses meilleurs amis, Vlody. La nuit va bientôt tomber et Vlody ne veut pas perdre un instant pour accomplir la mission qu'elle lui a confiée. Elle lui remet la précieuse lettre destinée à son amant. Elle le remercie pour ce service rendu et le laisse reprendre sa route sans chercher à le retenir plus longuement.
Une fois la porte refermée, elle s'empare d'une large boîte en bois d'ébène et d'un pilon de pierre. Elle reprend sa place assise, déverse le contenu de la boîte sur le plateau de la table et entreprend de piler les baies de belladone et la ciguë jusqu'à les réduire en poudre. Ces ingrédients ont la réputation d'être particulièrement vénéneux à cause de leur teneur en cicutine et atropine, puissants alcaloïdes toxiques. Elle a passé ces dernières semaines à cueillir ces baies noires et ces petits fruits verts le long des chemins et dans les taillis jusqu'à en obtenir une quantité jugée suffisante.
Une fois la poudre obtenue et récupérée dans le creux de sa main, elle n'a aucune hésitation avant de la porter à ses lèvres ouvertes. La mixture a un goût amer mais elle est ingurgitée en totalité.
Elle se dirige alors vers son lit et s'étend sur les draps non défaits. Elle réajuste les pans de sa robe afin qu'ils lui couvrent le dessus des pieds. Elle joint ses mains sur sa poitrine, puis ferme les yeux. Elle visualise une dernière fois le visage de son amant et de leur fille. Un sourire se dessine sur ses lèvres avant qu'elle ne s'enfonce dans un sommeil profond, éternel.
© Ksenia Kemler
11 juillet 2009
D' humeur vagabonde
Quand d'autres partent à la quête incessante du bonheur, je laisse mon esprit vagabonder vers les plaisirs les plus simples. Me viennent en tête les paroles d'une chanson dont je ferais bien un hymne. Une ode à la liberté. Un détachement vis-à-vis des biens matériels, des choses (et personnes) superficielles. Une manière de penser. De communiquer. Une façon, un choix de vivre. Un pied de nez aussi à ceux qui croient à tort que je les envie et qui n'apprécient pas ma franchise, mon comportement.
J'ai une pensée également pour quelques uns de mes ascendants qui étaient des "journaliers". Ils n'avaient plus de parents et se déplaçaient dans la campagne, de ferme en ferme, pour proposer leur aide aux travaux des champs. Le patronyme de mon grand-père maternel signifie d'ailleurs en dialecte régional : "la route"
Cette chanson que je fredonne du matin au soir dit à peu près ceci :
J'ai toujours su depuis que j'étais un petit garçon
Que dans ce monde, il y avait autant de bon que de mauvais
Mon père m'a dit " Parle toujours vrai"
Et je dois dire que c'est le meilleur conseil que j'ai jamais reçu
Car quelque chose brûle en moi, c'est tout ce à quoi j'aspire
Et les mensonges, ils servent juste à m'empêcher de me sentir libre
Oh Tel un vagabond arrivant d'un foyer brisé
Ah ah ah... . Rien ne pourra m'arrêter
Je n'ai jamais envié le sort de quiconque
Moins je possède de choses, et plus je suis heureux
Et ma mère m'a dit "Garde toujours la tête sur les épaules"
Car certains pourraient te flatter juste pour obtenir ce qu'ils veulent
Et j'ai dit : "maman je n'ai pas peur"
Ils prendront ce qu'ils prendront
Et puis que serait la vie sans quelques petites erreurs ?
Ah ah ah... .
Ah ah ah ah ah ah Aaah Oh Tel un vagabond arrivant d'un foyer brisé
Ah ah ah ah ah ah Aaah Rien ne pourra m'arrêter, non !
05 juillet 2009
Les touristes sont arrivés

Alors ? ... ça mord ?

Alors ? ... elle est bonne ?
Ca baigne ?
03 juillet 2009
Examen réussi !
On pourra dire que je ne suis pas objective. Que j'ai un coeur de midinette. Que je vous saoule ... Que....je m'en fiche, voila !
Mon Homme a réussi l'examen qu'il préparait (le troisième depuis le début de l'année !), tout seul comme un grand à la maison et comme à son habitude en autodidacte. Une autre certification (CISCO) en poche qui vient étoffer son CV.
"Ah ! Et ça va lui apporter quoi ?!" m'a-t-on un jour rétorqué en guise de félicitations.
Eh bien meme si cela ne lui redonnera pas un emploi dans l'heure, ça lui apporte au moins la satisfaction de voir ses efforts récompensés. Ca l'empeche de se morfondre en cette prériode de crise et de chomage. Ca occupe utilement ce temps libre imposé. Ca lui évite l'ennui. Ca rebooste sa confiance et lui redonne de l'assurance pour avancer. Encore et toujours. Avec espoir. Ca lui entretient les neurones. Ca consolide ses connaissances. Ca prouve qu'il est volontaire, travailleur, ambitieux. NdlR : et loin d'etre idiot !
Ca fait que ...je suis extremement fière de lui. Que ça me fait plaisir, que ça me porte tout autant que lui. Que je l'encouragerai pour le prochain examen qu'il prépare déjà. Car ni l'un ni l'autre n'avons pas pour habitude de nous endormir sur les lauriers.
Bravo mon Papouf !

Et hop ! un petit clin d'oeil à Gweny qui a été la première à partager notre joie. :-)
Par contre, je ne salue pas les comportements détestables de quelques personnes qui donnent l'impression de mener leur vie comme un éternel match OM-PSG. Marre de ces guéguerres régionalistes. Papouf en a encore fait les frais (c'est de circonstance) ce matin.
La climatisation dans la salle d'examen était règlée si fort que Papouf en avait froid et mal au ventre (bon ça, passons, ça peut etre du au stress !). Il signale ce fait et là, il entend une énième fois ce genre de réflexion qui agace :
- Vous etes du Sud ou du Nord ?
- Je suis Nantais (il n'évoque plus son passage par Paris car c'est encore pire !)
- Ah ben, c'est pour ça, vous etes frileux !
Que cette personne vienne plonger dans les memes conditions que Papouf le fait en Atlantique (Gweny en est témoin )....elle pourra venir ensuite donner une leçon sur la frilosité !
Ras-le-....bonnet de ceux qui se la pètent en string-bling dans le coin !
02 juillet 2009
Un sens interdit...
...en somme, ce n'est qu'un sens autorisé, mais pris à l'envers. Pierre Dac
Et lui, il s'assoit dessus dessous. Un militant contre l'interdit. :-)







































