30 avril 2009
Sieur Pigeon prend le relais
Pendant que je suis partie faire mes courses au supermarché, Dame Pigeon semble avoir eu envie de se dégourdir les ailes. A moins qu'elle n'ait eu, elle aussi, quelques provisions à aller chercher pour son garde-manger...
Sieur Pigeon a donc pris le relais pour la couvée.
Comment puis-je savoir lequel des deux est Dame et Sieur ? Eh bien, c'est simple. J'ai pu constater que Dame Pigeon couve depuis hier sans relache. C'est d'ailleurs sans doute pour ça qu'elle roucoulait, la belle emplumée. Elle appelait sa moitié volage volatile pour qu'elle vienne prendre un peu la relève. Quand meme ! Sieur Pigeon a daigné regagner le nid, en faisant un peu le bec de travers. A l'heure où je vous écris ces quelques lignes, il s'est déjà fait la belle. Dame Pigeon a repris sa place dans le creux de l'arbre. Je n'ai pas chronométré à la minute près, mais Sieur Pigeon ne s'est pas éternisé à garder la future nichée.
Pfff tous les memes !
Gloups ! Comment ? Que me dites-vous, Monsieur l'ornithologue ? La femelle est plus petite et fine. Elle ne roucoule pratiquement jamais ?! Ah booooon ?!
Ca voudrait dire que ....Ho ! Comme quoi, Dame Pigeon est bien mieux lotie que bon nombre d'épouses. :-)
Signes annonciateurs ?
Dame Pigeon roucoule et s'est retournée. Je n'ai pas dit qu'elle avait la tête en bas ! Signes annonciateurs d'une éclosion proche ? Ou bien est-ce pour attirer l'attention et se faire photographier de face ?

Je mène l'enquête depuis ma loggia et vous tiens au courant des prochains évènements.
Euh...à votre avis ... ça existe la "couvée nerveuse" chez les pigeons ?! Avec le risque d'ingestion de graines OGM, le changement climatique, la pollution, la schizo avienne non mais ça va pas, moi !...y a de quoi s'interroger. Et elle est pas un peu vieille pour couver, Dame Pigeon, avec ses plumes poivre et sel sur la tête ? Quoique....
Hum...C'est surtout pour savoir si je ne perds pas mon temps à espionner Dame Pigeon et pour éviter... d'avoir l'air ballot au final !
29 avril 2009
Dame Pigeon couve
Hier soir, alors que j'avais l'oreille - la bonne, celle qui entend encore clairement - collée à mon téléphone portable et que je bavardais longuement avec Gweny, que nous parlions de maternité, grossesse et bébé Ho ! comme c'est curieux ! j'ai remarqué en jetant un coup d'oeil à la fenêtre Eh oui ! J'arrive encore à faire deux choses simplissimes en même temps, c'est inoui ! Nous voila vous et moi rassurés, non ?! un spectacle attendrissant :
Dame Pigeon couve.
Aujourd'hui, armée de mon fidèle Lumix, j'ai pris ces quelques clichés. Tout en respectant la tranquillité de Dame Pigeon qui n'a pas bougé d'une plume depuis hier soir.



Ca me fait penser....On va le chercher quand, ce lit de bébé, Gweny ? Demain ? Euh....On se phone ! comme tous les jours ou presque. :-)
27 avril 2009
La veuve joyeuse
Partout où j'ai habité, j'ai toujours attiré la sympathie de mes voisines frôlant le quatrième âge. Est-ce parce que j'ai été dès ma plus tendre enfance élevée par des personnes âgées pour lesquelles j'ai gardé de la reconnaissance et de la tendresse ? Ou tout simplement parce que je suis souriante aimable et polie à chaque fois que je les rencontre. Je ne me contente pas d'un banal bonjour-bonsoir, je m'enquiers de leur santé. Je demande des nouvelles de leurs petits-enfants. Je les complimente sur leur coiffure fraîchement choucroutée par le coiffeur du quartier. Elles aiment bien ça, les personnes âgées. Mine de rien, cela leur permet de rompre quelques instants la solitude qui leur pèse souvent. D'ailleurs, c'est pour ça que certaines vont en courses en pleine période de chauffe des magasins. Pour voir du monde. Pas que pour jouer les Tatie Danielle et nous faire pester de les retrouver en train de farfouiller dans leurs porte-monnaies riquiqui, de bloquer les caisses à ranger tranquillement leurs provisions dans leur trolley, de bavarder longuement avec la caissière.
Les mamies de mon immeuble n'ont pas besoin d'aller bien loin pour tailler la bavette. Elles m'ont à dispo ! Quand j'habitais en région parisienne, il y en a même qui guettaient mon retour du travail à leur fenêtre. Je les soupçonne d'avoir souvent prétexté un sac poubelle à jeter, une promenade du toutou de compagnie pour sortir de leur appartement et me croiser immanquablement dans le bas de la cage d'escalier. En jouant la suprise de me trouver là, à 17 heures, en train de relever le courrier dans ma boîte aux lettres. Ah les boîtes aux lettres ! Elles ont été témoins de longues séances de bavardage entre les petites mémés et moi. Il nous est arrivé de partager une tasse de café ou de thé avec des petits gâteaux. J'ai rarement écourté ces moments. Je les ai encore moins évités. Peut-être parce qu'il y a bien une chose que l'on a en commun : la hantise de la solitude. En particulier, celle de la vieillesse que je connaitrai peut être un jour et que je redoute car je n'ai pas de famille. Déjà qu'avec une, des petits vieux sont délaissés....
Lorsque je suis arrivée à Montpellier, j'ai encore une fois sympathisé de suite avec mes nouvelles voisines. De toute façon, il y a trois types de population prépondérante ici : les étudiants, la communauté lesbienne-gay et ...les retraités.
J'ai fait la connaissance très vite des plus curieux. Ceux qui abordent les nouveaux venus dès le jour de l'emménagement. Qui demandent si on a des enfants et qui précisent que, dans l'immeuble, on aime les gens calmes. Qui ne font pas de raffût. Eh bien ça tombe bien. Moi aussi, j'apprécie la tranquillité. Ce qui doit bien plaire à mes voisins les plus ronchons d'ordinaire.
Dans mon ancienne résidence, il y avait un couple, plutôt aisé, dont le mari était invalide et se déplaçait dans un fauteuil électrique. La femme, alerte et toujours pomponnée comme si elle allait au bal, le suivait dans ses déplacements sur une mini bicyclette.
Un jour, alors que je revenais du bureau, j'ai trouvé cette femme assise sur un banc d'une place du quartier. Elle était seule, les yeux cachés derrière des lunettes noires, la tête baissée.
Je me suis approchée, l'ai saluée et j'ai demandé des nouvelles de son mari qui était hospitalisé à la suite d'une attaque cérébrale. Elle m'a priée de m'asseoir à ses côtés. Elle a ôté ses lunettes, m'a souri, m'a dit "C'est gentil à vous de demander des nouvelles de R." Elle a toujours appelé son mari par son prénom quand elle m'en parlait, comme si nous étions intimes de longue date.
Les nouvelles n'étaient pas bonnes mais l'état de son mari était stationnaire. Et c'est justement ça qui l'inquiétait et dont elle me fit part abruptement :
"Si vous saviez ce que je suis fatiguée d'aller dans cet hôpital, le voir. C'est à l'autre bout, je mets un temps fou. En plus, ça sert à rien. Par moments, il n'a plus toute sa tête. Je me demande combien de temps ça va durer et quand il va mourir. Le problème, c'est qu'il a une pile au coeur, voyez-vous. Et qu'elle n'est pas prête de lâcher !"
J'ai été partagée entre indignation et fou rire, ce jour-là. Ne sachant plus très bien comment réagir et quoi répondre à cette dame de soixante dix ans. J'ai bafouillé quelques paroles d'une platitude extrême.
Le mari est décédé deux semaines après. La femme, que je croise encore de temps en temps, me raconte qu'elle a changé de voiture, qu'elle sort, qu'elle revit. Elle me fait part de ses nombreux voyages lointains. Dernièrement, elle était à Dubai. Elle voulait voir son architecture.
Elle rayonne. Elle est encore plus pimpante qu'avant. Elle m'embrasse, dans le vide, pour ne pas me laisser son rouge à lèvres sur la joue, je suppose. Ca me fait rire intérieurement, cette petite manie... mondaine. Son parfum capiteux me chatouille les narines.
Je la surnomme gentiment "la veuve joyeuse".
26 avril 2009
Saumon Teriyaki
Au menu d'hier soir :

Ingrédients :
Saumon - Pois mange-tout (du Kenya ...?!!) - Pousses de soja - Carotte -
Pour la sauce Teriyaki : Shoyu - Saké - Mirin (3 cuil. à soupe de chaque) - Sucre en poudre (1 cuil. à soupe).
Grains de sésame pour la déco.
Mélanger les ingrédients pour la sauce dans une casserole (sauf le sucre). Faire chauffer et dissoudre. Laisser refroidir ensuite 1H.
Verser la sauce sur le saumon et laisser mariner 30 min.
Faire blanchir les légumes dans l'eau un peu salée. Commencer par les pois mange-tout, puis 1 min. après, les pousses de soja, puis 1 min. après la carotte. Egoutter ensuite les légumes et conserver au chaud.
Préchauffer le gril à température moyenne. Egoutter le saumon et le sécher. Garder la marinade. Huiler un peu un plat et faire griller le saumon 6 min. environ. Le tourner. Faire dorer des deux cotés.
Ajouter le sucre à la sauce et chauffer jusqu'à dissolution complète. Badigeonner le saumon de la sauce teriyaki ainsi obtenue. Parsemer de grains de sésame. Faire griller le saumon jusqu'à ce que sa surface grésille. Retourner et répéter l'opération.
Disposer les légumes sur assiette. Placer le saumon dessus et arroser avec le reste de sauce.
Bon app' ! Nous, on s'est bien régalé en tout cas. On a terminé le repas avec des boules coco. Mmmmmh, j'en salive encore. Tiens !....mais j'y pense....il en reste... Hoooo ! Mais il est 16 heures....l'heure du gouter !
22 avril 2009
Flux migratoire
Les offres d'emploi et les postes offerts en ces temps particulièrement difficiles engendrent un flux migratoire inévitable. La région où nous habitons présente malheureusement un des plus forts taux de chômage de l'Hexagone. Il y a ceux qui refusent de déménager et laissent passer l'opportunité d'un poste à pourvoir parce qu'ils ne peuvent se résoudre à laisser leur famille, leurs amis. C'est un choix que nous comprenons mais ce n'est pas le nôtre.
Il est vrai cependant que je suis lasse de bouger et j'aimerais poser les bagages une bonne fois pour toutes. Dans la ligne droite qui me mène vers le demi-siècle, j'aspire à la tranquillité. Je n'ai plus l'âme aventurière d'antan. Sauf dans le cadre des vacances, vers des horizons lointains. Au quotidien, je souhaiterais vivement m'installer plus longuement dans un endroit qui n'a pas été choisi uniquement pour des raisons pécuniaires. Ca me fait l'effet d'un mariage forcé avec une région. Alors forcément, j'y vais en traînant des pieds. Je ne déborde pas d'enthousiasme. De plus, je me lie moins facilement qu'avant malgré mon caractère plutôt sociable. J'ai souffert de trop d'amitiés déçues, de séparations. Je supporte de moins en moins l'éloignement des personnes qui me sont chères. Sans doute le fait que je sois une "sans famille". Je me rattache inévitablement à la famille que je me suis composée au fil des jours. Lorsqu'il y a un changement de situation, tant au niveau personnel que professionnel, cela débouche sur des bifurcations. Nos chemins viennent quelquefois à se séparer. On se promet de s'écrire, de se téléphoner, de s'inviter, de se revoir. Ce n'est plus jamais comme avant. Il arrive même qu'on se perde de vue. Non pas parce qu'on a choisi d'oublier les uns ou les autres mais parce qu'on se laisse emporter par le tourbillon de nos vies respectives. Les amitiés sincères restent, d'autres plus fragiles, plus récentes, moins consolidées, s'émoussent. Et ça me laisse le coeur patraque. C'est ainsi que petit à petit, je me suis endurcie pour ne plus en pâtir. Je lie connaissance toujours avec la même aisance mais je ne parviens plus à m'attacher durablement. Ce constat me navre mais d'un autre côté, je sais que c'est pour me préserver affectivement.
L'heure est aux décisions importantes pour plusieurs d'entre nous. Chez Clochette, on s'interroge sur quelques destinations possibles pour une titularisation après concours administratif. Le choix des postes est réduit et se fait en fonction du rang de classement. Il est ardu de choisir entre plusieurs villes dont on ne connait rien, sinon la situation géographique et quelques informations glanées ça et là sur le Net. Il faut également prendre en considération les possibilités de travail pour le conjoint, la scolarisation des enfants, la cherté de la vie locale, etc.
Chez nous, on étudie sérieusement une proposition de travail pour Papouf dans la ville rose. Le poste proposé en CDI est intéressant mais il nécessite d'habiter Toulouse et sa région. Aucun frais de déplacement n'est envisagé dans le contrat. Le paiement d'un double loyer est donc à exclure, même à court terme. Il faut absolument déménager. Le souci majeur réside dans le fait que je ne pourrai pas obtenir de mutation prioritaire avant la Saint Glinglin. Toulouse étant une des villes les plus demandées. Il est hors de question que je me mette en disponibilité car il est trop dur de se faire réintégrer par la suite. A moins de faire appel à quelques amitiés politiques mais cela n'est pas dénué de quelques conséquences qui peuvent être enquiquinantes. Tout comme je n'envisage pas de rester sans travail. J'ai trop besoin d'une activité professionnelle et de mon indépendance financière.
Cruel dilemne. Choix cornélien. Il faut alors peser le pour et le contre. Envisager toutes les possibilités. Prendre des décisions rapides pour ne pas laisser filer la chance d'avoir retrouvé un emploi.
Je me suis dit que tout ce remue-méninges allait me causer la survenue de quelques nouveaux cheveux blancs. Alors aujourd'hui, j'ai anticipé au moins ceci. Je suis allée chez le coiffeur pour une coloration....soutenue !
Si quelqu'un, parmi vous, peut nous donner quelques infos utiles concernant les villes suivantes :
Toulouse - Laval - Besançon - Vienne
Logement, écoles, vie associative, cherté de la vie locale, santé, etc...
Au nom de tous les futurs migrants, merci !
21 avril 2009
Ouch !
Combien de fois on nous l'a dit ? ...et qu'on le dit aux enfants ? ....de NE PAS courir dans la maison !
Est-ce qu'on écoutait ? Est-ce qu'ils écoutent ? Pas toujours, hein ?!
Souvent les avertissements sont ignorés. Les pleurs accompagnent alors les bobos.
Voila un petit graçon qui n'a pas écouté et il s'en souviendra longtemps. Espérons au moins qu'il en aura tiré l'enseignement de faire attention et de ne pas recommencer. Peut-être.

Ca ne vous parait pas trop grave, vu comme ça, hein ?! Eh bien regardez ce qui a provoqué cette cicatrice sur son nez.
Ca fait mal, rien que de regarder.

Ca me rappelle le petit dernier d'une copine. Un de mes filleuls, l'aîné de ses trois enfants, se lavait les dents dans la salle de bains. Son petit frère a voulu l'imiter. Il est monté sur le marche-pied en plastique et a commencé à machouiller sa brosse à dents et le dentifrice au goût alléchant de fraise. Il était si content et fier de faire comme les grands, qu'en rigolant et en gigotant, il a glissé du marche-pied....la brosse à dents a percuté le bord du lavabo et s'est fichée dans son palais. Pompiers. Urgences. Trèèèèès mauvais souvenirs. Au point qu'il ne voulait plus du tout entendre parler d'hygiène buccale ensuite.
Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Pauvre copine ! Les pompiers connaissaient son adresse par coeur....Euh...d'ailleurs, ça continue d'après les dernières nouvelles. Ouch !
20 avril 2009
Flash info
L'actualité de Papouf en images :




17 avril 2009
Pensées débridées...
enfin... y en a qui vont être déçus (ça leur apprendra à avoir des idées tordues !) traduites, quoi ! Et empreintes d'une grande sagesse eh oui, double déception, hein ?! :
" Se satisfaire de ce qu'on a maintient le coeur en joie "

" Le rire fait fondre la neige "

" Lorsque le coeur est calme la vision est lointaine "

" Il faut savoir entendre ce qui n'est pas dit et discerner ce qui n'est pas montré "

Source : http://www.asie-shopping.com/boutique/
(une de mes boutiques en ligne préférées)
Je vous laisse et pars sur la pointe des pieds. En vous offrant, après ces chinoiseries, une petite japonaiserie relaxante. (Perso, ça me relaxe et me ressource. Surtout en ce moment où j'aspire à la tranquillité tout en évitant l'état larvaire de la dépression. Pouah Beurk ! )
Et quand j'aurai retrouvé le plein pouvoir ...vocal, je vous chanterai la chanson de Zazie. Zen , restons zen ! Si si, j'insiste. Ca me fait tant plaisiiiiir. Ca va encore en faire déchanter quelques uns qui auront atterri ici après recherche particulière et ciblée sur "Gogole".
16 avril 2009
Arrête ton char BéBen-Hur !
Hier, dans le bus coincé dans les embouteillages, je regardais les passants déambuler sur les trottoirs. En enviant leur rapidité de déplacement et en maugréant d'être en retard pour mon... cours de chant ! Eh oui, ma pauvre Jeanne, voila que je chante ! Pour rééduquer et tonifier mes cordes vocales.
C'est alors qu'entre deux coups d'oeil affolés à ma montre, j'ai vu un mini Ben-Hur bien cramponné à son char traversant la chaussée et cahotant sur les pavés.
Une fois rentrée à la maison, j'ai fait des recherches sur la toile. J'y ai appris que l'engin entrevu derrière la vitre crasseuse du bus s'appelle un Buggy Board. Très en retard sur l'info, d'accord ! (à mon cours de chant amputé de quinze minutes, aussi !) Mais les nouveautés en puériculture ne me préoccupaient pas l'esprit jusqu'à ce que ma belle-soeur couve la relève de la famille, voyez-vous. C'était même le cadet de mes soucis jusqu'alors. Et tant pis si j'étais à la ramasse dans les conversations des jeunes copines. Petit inconvénient que je ne rencontre pas avec les copines ménopausées....jusqu'à ce qu'elles deviennent grands-mères gagâteaux.
Ho et puis zut ! Arrête donc ton char BéBen-Hur !

