30 janvier 2009
Question juridique
Une question légitime qui intéressera tous les juristes et autres défenseurs du bon droit :



S'agit-il d'un viol statutaire ?
Ou tout simplement d'une erreur monumentale ?
29 janvier 2009
$trik€


Il vaut mieux être piquet de grève que par un scorpion.
Pierre Dac.
28 janvier 2009
Instinct primaire
Je me souviens que mon père revenait le soir de la maternité avec des cadeaux plein les bras. J'ouvrais alors les boites en carton glacé de marques prestigieuses, dépliais le papier de soie et découvrais émerveillée des brassières blanches brodées, des draps pour berceau, des dors-bien au velours doux, de minuscules chaussons. Ca sentait à la fois le neuf et le bébé. Le lait, le talc, la lotion.
Je n'avais pas réalisé encore qu'il me faudrait dorénavant partager mes parents avec un petit frère qui venait de naitre. Alors que je venais juste de réintégrer le domicile familial. En effet, je venais de passer mes six premières années à droite et à gauche, chez mes grands-parents, des oncles et des tantes, des cousins....de cousins. Pour que mes parents, non préparés à ma venue au monde "accidentelle", puissent jouir de leur vie de couple sans enfant dans les pattes.
Ma mère m'avait fait toucher son ventre quelques jours avant la naissance prématurée de mon frère. Je n'ai pas d'autres souvenirs me préparant à l'arrivée du bambin ....attendu, lui. Pas meme d'avoir plus caliné et bercé mes poupées. D'ailleurs, je jouais plus volontiers avec mes petites voitures et mon train électrique que mon père m'avait offerts. Et avec le chiot, un teckel à poil court, qui venait d'intégrer lui aussi la famille.
Il parait que je n'aurais agi que par instinct primaire....
Toujours est-il que le premier jour où ma mère et mon petit frère sont sortis de la maternité, j'ai profité du moment du déjeuner et du prétexte d'aller aux toilettes pour me rendre dans la chambre des mes parents. En passant par le salon où je me suis emparée d'un coussin sur le canapé. Mes parents s'inquiétant de ne pas me voir revenir des toilettes, m'ont retrouvée penchée sur le berceau en train d'étouffer mon petit frère avec le coussin.
On ne m'a plus jamais laissée seule en compagnie de mon frère. Je n'avais pas le droit de le prendre dans mes bras. Ni de pousser le landau. J'étais sous haute surveillance.
Cette histoire a été racontée, ressassée durant des années. A tous les repas de famille que je détestais par conséquent. Si bien que lorsque mon frère, devenu adulte et père, a eu un deuxième enfant, il a pris soin d'enlever tous les coussins de sa maison pour que son fils ainé ne reproduise pas le geste assassin de sa tante (à laquelle il ressemble physiquement et dont il a le caractère hypersensible).
Il est dommage qu'on ne lui ait pas autant parlé de ce jour où je lui ai sauvé la vie, alors qu'il était agé de 3 ans. J'accompagnais ma mère à ses cours de secourisme chez les pompiers et j'avais mémorisé certains gestes à faire en cas d'étouffement. C'est ainsi que lorsque mon frère avait avalé une boule de flipper en acier (ce n'est pas moi qui la lui avais mise dans la bouche !!!) avec laquelle il jouait, je m'étais placée derrière lui, l'avais penché en avant et enlacé fortement à la taille avec mes petits bras. Et j'avais parfaitement réussi la manoeuvre de Heimlich en comprimant plusieurs fois de suite le creux de son estomac. La bille d'acier était remontée et avait été expulsée.
Mais, comme je l'ai déjà évoqué, j'étais dans une famille (du coté paternel) où l'on montre d'un doigt accusateur les betises et les manques mais où on ne reconnait pas le reste (les efforts consentis, les réussites, etc) à sa juste valeur. C'est pourquoi, je ne resterai à leurs yeux, que l'étouffeuse. Caien qui tue Abel.
NB : L'absence de l'accent ^^ et des points ¨¨ sur certains mots est due à un bug de mon clavier.
27 janvier 2009
Le bonheur est dans ...

la cuisine ! Ca y est ! Enfin ! Youpi ! Tralala youpla boum ! Enfin non, pas boum ! On va éviter après le coup du disjoncteur qui a fondu, hein ?!
Ma plaque de cuisson est enfin installée et opérationnelle ! Après cinq mois d'attente, de tambouille au micro-ondes/réchaud/four.... et barbecue dehors à se peler les noix et coquillettes.
Point positif en cette période de "régime après-fêtes", j'ai aussi cuisiné au cuit-vapeur. Sans grand résultat d'après le verdict du pèse-personne ce matin. Mais il parait que c'est à cause des bactéries, alors ... Tutti va bene.
La cuisine redevient mon antre où il faut montrer patte blanche (de farine) pour y rentrer. J'imagine déjà les petits plats en train de mijoter, mille et une senteurs s'échapper en volutes enchanteresses, les cuillères en bois touiller les sauces, le moulin à poivre et épices scritscritcher au dessus des casseroles. J'entends le beurre frémir dans la poêle, le bruit du rissolement, les couvercles tinter.
J'ai hâte de pouvoir charmer les estomacs de mes hôtes en leur faisant découvrir de nouvelles saveurs, retrouver le plaisir de cuisiner. A défaut d'avoir pu oeuvrer aux fourneaux ces cinq derniers mois, je suis partie à la recherche de nouvelles recettes et de tous pays. Il ne me reste plus qu'à ressortir le tablier, les poêlons et cocottes, aiguiser les couteaux....et l'appétit !

26 janvier 2009
Vous en rêviez ?
Sautez le pas !

Je relaie cette information qui m'a fortement intéressée et qui vous séduira peut-être aussi :
A compter du 1er janvier 2009, les Français de plus de 18 ans peuvent bénéficier du régime de l'auto-entrepreneur.
En parallèle de son activité ou à titre principal, un retraité/étudiant/salarié/fonctionnaire peut se mettre à son compte et créer sa propre activité.
Tous les secteurs d'activité sont possibles.
Quelques exemples :
- Un retraité souhaite accueillir des touristes dans une chambre d'hôte.
- Un étudiant veut tester une idée avant de créer son entreprise.
- Un jeune veut lancer son label de musique.
- Un salarié souhaite faire des brocantes le week-end
- Un retraité souhaite donner des formations dans son ancien métier
- Un fonctionnaire veut créer des sites internet.
Le chiffre d'affaires annuel est limité à 80 000 € pour les activités de commerce et à 32 000 € pour les activités de service.
Un prélèvement unique mensuel ou trimestriel sur le CA permet de règler l'intégralité des charges sociales et fiscales. Il est basé sur un pourcentage fixe du chiffre d'affaires (13% du CA pour les activités du commerce, 23% pour les activités de service). C'est un forfait qui inclut la couverture maladie par la sécurité sociale, la cotisation au régime de retraite des indépendants, au régime d'invalidité et de décès.
Pas de TVA, pas d'autres impôts, pas de publication dans un journal d'annonces légales, pas d'immatriculation obligatoire, pas de taxe professionnelle pour les trois premières années.
Pour plus d’informations ou pour déclarer votre activité, je vous invite à aller directement au site suivant :
http://www.lautoentrepreneur.fr
Et à consulter le guide de l’auto-entrepreneur : http://www.lautoentrepreneur.fr/images/3_Guide.pdf
25 janvier 2009
PIF
Alors que le célèbre magazine mensuel PIF Gadget destiné aux jeunes lecteurs (dont je fis partie il y a très longtemps) a disparu cette semaine en raison de la mise en liquidation judiciaire de sa société éditrice....
....le Parti de l'Individualisme et de la Fainéantise semble compter de plus en plus d'adhérents. Est-ce là une conséquence ou bien une cause de la crise économique actuelle ? J'ai bien ma petite idée sur le sujet.
Lasse d'être sollicitée comme beaucoup de poires (que l'on garde pour la soif ?!), je crois que je vais finir par aller grossir les rangs de ce parti.
D'ores et déjà, j'ai pris des mesures radicales en ce qui concerne la suite à donner à la question récurrente :
"Tu peux / Vous pouvez ?"

Quand y en a marre...Oh bah marre !
Ps : Merci à Vaninouille de m'avoir fait connaitre Obamicon.me
21 janvier 2009
Blessure ...
par balle verbale.
"Tu me fais honte, on dirait une mongolienne"
Au rayon des mauvais souvenirs subsistera cette blessure verbale que mon père m'a infligée à l'âge de 8 ans, au bord d'une piscine olympique. Parce que j'avais une peur panique de l'eau, que je tremblais et que je refusais de sauter dans le grand bassin. Alors que tous mes camarades de classe savaient nager, eux ! Tous les mots et gestes affectueux qu'il a eus ensuite à mon égard n'ont jamais gommé ces paroles malheureuses.
Je n'avais pas pipé mot mais quand mon père s'était éloigné en me laissant hoqueter de chagrin sur ce bord de piscine, je m'étais laissée tomber dans l'eau jusqu'à toucher le fond. Comme un poids mort. J'étais remontée à la surface complètement affolée, les poumons en feu. Je m'étais agrippée au rebord en me jurant de ne plus jamais remettre les pieds dans une piscine. C'était le médecin de famille informé par ma mère de l'incident qui m'en avait exemptée au moyen d'un certificat.
Mon père était un homme exigeant, sévère, colérique, à la main leste, qui reportait sur moi tous ses espoirs déçus. Il voulait, ni plus ni moins, me voir emprunter la voie menant à la réussite sociale telle qu’il la concevait et qu’il aurait souhaité lui-même atteindre. Je me devais d'être toujours la première en tout. L'échec ne m'était pas permis. Quand je revenais avec un 10/10 de l'école, je n'avais pas droit aux bravos car cela était jugé normal. Par contre, s'il m'arrivait de récolter une mauvaise note, les brimades pleuvaient. En sport, pratiqué très tôt de façon intensive, je me devais de finir sur la plus haute marche du podium, une médaille autour du cou, un fanion ou une coupe à la main.
"Tu n'es même pas essoufflée !" avais-je reçu comme compliment et récompense à ma deuxième place d'une course d'endurance. Sur les terrains de basket, les bords de piste des stades mon père allait et venait, fulminait, râlait, piaffait. Il savourait avec orgueil mes victoires. Sur le chemin du retour, dans la voiture, j'avais droit au debriefing agrémenté de quelques "mon p'tit lapin"... parce que (à l'époque !) je courais très vite et distançais mes concurrentes. Pas le choix ! C'était le prix à payer pour faire plaisir à mon père. Y compris de sniffer de l'éther avant une épreuve en guise de dopant. (eh oui ! avec tous les dégâts que cela engendre sur l'organisme d'un enfant)
J'aurais tout fait pour que mon père soit fier de moi. Pour ne pas m'attirer ses foudres que je redoutais aussi.
Tout, sauf plonger dans l'eau chlorée d'une piscine. Ce fut et restera une de mes plus marquantes rébellions. J'ai appris à nager seule à 13 ans, en bravant ma phobie de l'eau, sur une plage de Méditerranée. Par défi. Six mois après le décès de mon père. Cette réussite là n'appartenait qu'à moi.
Je sais depuis très longtemps qu'une blessure verbale peut faire aussi mal qu'une blessure physique. Laisser des séquelles et une cicatrice indélébile.

C'est plein de chlore au fond de la piscine.
J'ai bu la tasse, tchin tchin.
Comme c'est pour toi, je m'en fous.
Je suis vraiment prête à tout.
(Extrait de Pull Marine d'Isabelle Adjani et Serge Gainsbourg)
16 janvier 2009
Le détail

Depuis toute petite, j'ai un sens hyper développé du détail, de l'observation. Au jeu des 7 erreurs, je suis championne. Je trouve en un temps record les différences. Au jeu de "cherchez l'erreur", je répère sans problème les anomalies.
Si on déplace un objet (valable aussi si on fouille dans mes affaires !), je le vois immédiatement. Même de quelques centimètres. A tel point que mes proches me testent. Ils se moquent et disent que je suis atteinte du syndrome de Monk. (c'est loin d'être faux)
Il me suffit d'aller une seule fois quelque part (y compris de nuit) pour pouvoir y retourner sans consulter un plan ou demander mon chemin. Je mémorise plein de détails qui sont autant de petits cailloux semés sur mon trajet.
J'aime bien et je trouve ludique le fait de traquer le moindre détail, le plus infime "bug" visuel. J'observe tout attentivement. Cela ne peut que contribuer de surcroît au maintien de mon cerveau en bonne forme. Pas besoin du Dr Kawashima !
Papouf, quant à lui, c'est tout le contraire. Il est plutôt du genre à ne retenir que l'essentiel. Le moindre détail lui échappe. Y compris le fait de porter depuis quelques jours de nouvelles chemises que j'ai achetées dernièrement en soldes, et de ne même pas le remarquer. Tant mieux ! J'aurais eu droit aux sempiternels reproches " Mais j'en ai déjà plein de chemises ! Elles ne sont mêmes pas usées. J'en ai pas besoin !" Etc. Quoique...Ce n'est que partie remise pour le sermon car il lit ce blog alors....
En tout cas, ce qui m'a le plus estomaquée c'est le jour où j'ai repeint les murs blancs des toilettes en orange vif et qu'il n'a ab-so-lu-ment rien remarqué. En ressortant, il n'a pas plus cillé de me voir l'attendre derrière la porte avec un sourire narquois.
En fait, je crois que les hommes se sont pas très enclins à s'attacher aux petits détails. Pas de bol pour eux, nous, les femmes, y accordons de l'importance. On remarquera tout de suite un cheveu long suspect sur la veste de monsieur par exemple....alors que monsieur ne s'apercevra même pas qu'on a coupé nos cheveux de cinq bons centimètres. C'est ainsi. Parait que c'est une histoire de martiens et de vénusiennes...
Pas plus tard qu'aujourd'hui, il y en a un qui a fait les frais de mon sens de l'observation. Il a omis un léger détail qui ne m'a pas échappé lorsqu'il s'est levé de sa chaise pour prendre congé. Détail que je me suis empressée, bien sûr, de relever.
- Ah ! Vous boîtez de l'autre jambe maintenant ?
Le pauvre type m'a regardée comme un gamin pris en faute et a prestement changé sa canne anglaise de côté. Il ne lui est même pas venu l'idée de soutenir que j'avais pu me tromper. Comme il n'a pas pensé que je prendrais le temps d'aller jeter un oeil par la fenêtre....pour le voir, au coin de la rue, coincer sa béquille sous le bras comme s'il s'agissait d'une baguette de pain....s'allumer une cigarette....et repartir d'un pas plutôt alerte pour un "estropié"....avec la béquille devenue bien encombrante....toujours sous le bras !
J'aurais dû lui dire aussi que lorsqu'on veut faire croire qu'on a une guibole et un pied en vrac, on évite de chausser des santiags. Tout comme on évite de replier les jambes et croiser les pieds sous la chaise....en battant nerveusement la mesure...celle de l'impatience.
C'est ainsi que de détail en détail, j'en viens à ce constat : Y en a qui me prennent pour une bille !
11 janvier 2009
Comprenons nous bien

Le jour où j'ai réellement pris conscience qu'il fallait remédier à ma déficience auditive, c'est celui où j'ai répondu au téléphone à côté de la plaque (une fois de plus et de trop !) :
- J'espère que ce n'est pas trop grave et que votre mari se rétablira bien vite.
- .....???!! Pourquoi vous me dites ça ?
- Eh bien à cause de son accident.
- Mais je ne vous ai jamais dit qu'il avait eu un accident !!!
- Ce n'est pas ce que vous venez de me dire ?
- Mais non ! Je vous ai dit QU'IL ETAIT ARTISAN !
J'aurais voulu à cet instant rentrer dans un trou de souris. Je me suis confondue en excuses. En retour, mon interlocutrice a pesté contre l'incompétence de l'Administration qui met "une sourdingue à l'accueil téléphonique déjà que..." Cette histoire a bien fait rigoler tout le monde...sauf la coupable de cette énième bourde : moi !
Sur l'organigramme de mon lieu de travail, je figure toujours à l'accueil téléphonique. Bien que j'aie fourni mon audiogramme pour preuve d'un trouble auditif incompatible avec la tenue d'un standard. Même avec un appareillage qu'il faut régler en conséquence. Le réglage des fréquences est différent pour la vie quotidienne et ses bruits. Il existe bien des appareils avec télécommande permettant de faire des réglages divers en fonction de la situation mais ils sont hors de prix et bien au delà de ce que mon budget permet. La durée d'un appareil auditif étant de 5 ans maximum....le coût de la dernière génération d'appareils étant aux alentours de 2500 - 3000 euros (la paire) ....la prise en charge de la sécurité sociale étant de 199,71 euros (pièce)...le reste étant dépendant de votre mutuelle (mais faut pas rêver !) ...vous comprenez que si en plus, on a déjà à supporter les frais d'une myopie de taupe (j'ai de la chance, je touche du bois, je n'ai pas encore de gros frais de dentiste liés à l'âge) ....on fait l'impasse sur l'appareillage le plus performant !
Donc, je zappe d'office le téléphone et je m'occupe....de l'accueil physique où, si je ne capte pas toujours tout, je peux ruser en demandant les papiers d'identité pour ne pas me tromper de patronyme, en lisant sur les lèvres à la condition que la personne ait une bonne diction et....par les gestes qu'utilisent les gens méridionaux ! C'est bien comme ça qu'on "dialogue" dans les pays étrangers dont on ne maitrise pas la langue ! ...et on arrive à se comprendre ! Bref, jusqu'à présent, je ne m'en sors pas si mal en faisant répéter le moins possible.
Je m'intéresse depuis quelque temps à la langue des signes. Et d'un parce qu'il m'arrive de recevoir des personnes malentendantes (j'ai bien commencé l'apprentissage difficile de la langue arabe du Maghreb), et de deux parce qu'on ne sait jamais ce que l'avenir réserve.
Eh bien, j'ai appris que travailler "se dit" (signe) comme ça :
Et là, l'expression consacrée, relative à l'inactivité, "ne pas en branler une " prend tout son sens.
Plus sérieusement un lien utile et une vidéo : LSF sur le Web
08 janvier 2009
Supermum ?

Alors que les spéculations vont bon train concernant l'identité du père de son enfant, que les démentis fusent après les pseudo scoops des magazines, je m'interroge sur bien d'autres points.
Si cette femme de 43 ans a mené sa grossesse jusqu'au terme tout en respectant son agenda de ministre et reprend ses fonctions (avec taille de guêpe, brushing et talons aiguilles) cinq jours seulement après une césarienne, ne risque-t-on pas de la voir citée constamment en exemple ? Cela pourrait-il inaugurer un projet de loi visant à raccourcir le congé de maternité fixé jusqu'alors par le Code du Travail à 16 semaines (congé prénatal de 6 semaines avant la date présumée de l'accouchement et congé postnatal de 10 semaines après l'accouchement) ? Après la refonte du système de retraites, on peut s'attendre à tout pour trouver un autre moyen de rallonger le temps de travail, non ?
Remarquez...avec les revenus d'un ministre (salaire + indemnité de frais d'emploi) on peut se permettre l'emploi de nurses 24h/24 à domicile. Et puis, s'il y a complication à la récente césarienne, le statut de ministre donne l'accès immédiat aux soins adéquats dans les meilleurs services hospitaliers. On est loin du cas de la patiente lambda qui doit attendre 8h sur un brancard (quand il y en a un de libre !) aux services des urgences ...saturées.
On nous dit que Madame la ministre veut ainsi montrer à ses détracteurs qu'elle tient à conserver sa place. Qu'elle est endurante, courageuse et veut faire comme "maman" qui a eu 12 enfants et qui a assumé les taches ménagères deux jours après ses accouchements.
C'est bien joli tout ça. Mais n'est-ce pas préjudiciable de sevrer un nourrisson de 5 jours des calins de sa maman ? Doit-on saluer la "prouesse" de cette femme ? ( qu'on ne pourra pas accuser ultérieurement de ne pas avoir coupé le cordon avec sa fille )